Biélorussie

Biélorussie: les observateurs occidentaux dressent un bilan accablant des élections législatives

Antonio Misososki, chef des observateurs de l'OSCE en Biélorussie (d), lors d'une conférence de presse à Minsk, le 24 septembre 2012.
Antonio Misososki, chef des observateurs de l'OSCE en Biélorussie (d), lors d'une conférence de presse à Minsk, le 24 septembre 2012. REUTERS/Vasily Fedonsenko

Les élections législatives de ce dimanche 23 septembre en Biélorussie n’ont été « ni libres ni impartiales » : tel est le bilan que tirent les observateurs occidentaux de l’OSCE, qui ont tenu une conférence de presse à Minsk. Ces critiques viennent s’ajouter à celles de l’opposition, qui ne sera toujours pas représentée à la Chambre basse du Parlement biélorusse.

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Avec notre correspondante à Moscou, Anastasia Becchio

Une campagne où la concurrence était absente, et un décompte des voix qui ne s’est pas fait de manière très claire : tels sont les principaux griefs des observateurs occidentaux.

Le chef de la mission, Antonio Miloshoski, a raconté, au cours de la conférence de presse, que le responsable du bureau de vote dans lequel il avait été affecté lui a demandé de s’écarter de huit mètres de la table où se déroulait le décompte des bulletins. Le président de la commission a ensuite annoncé des résultats, qu’aucun observateur n’a pu au préalable vérifier.

L’opposition, dont les principaux partis avaient appelé au boycott du scrutin, avait émis les mêmes critiques. Elle estime en particulier que le taux de participation a été falsifié. Il s’élève officiellement à 74%, mais l’opposition estime que moins de 38% des électeurs biélorusses sont allés voter.

Des critiques que ne partage pas le chef de la commission électorale centrale russe, venu, lui aussi, jouer les observateurs en Biélorussie. Vladimir Tchourov, que l’opposition russe a surnommé « le magicien » après les législatives contestées de l’hiver dernier, estime qu'il n'a rien à redire. Le scrutin s’est déroulé dans le calme. Quant à l'organisation du vote, elle, n'a selon lui, rien à envier à celle des pays européens.

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