Grèce / Allemagne

Pour la presse grecque, la visite d'Angela Merkel ne règle rien

La chancelière allemande Angela Merkel s'est entretenue avec le Premier ministre grec, Antonis Samaras, à Athènes, le 9 octobre.
La chancelière allemande Angela Merkel s'est entretenue avec le Premier ministre grec, Antonis Samaras, à Athènes, le 9 octobre. REUTERS/Thanassis Stavrakis

Elle avait présenté son déplacement comme une visite d'amitié. En visite à Athènes mardi 9 octobre, Angela Merkel a félicité les Grecs pour les progrès accomplis dans la lutte contre la crise de la dette. Un message chaleureux de la chancelière allemande qui est apparue souriante tout au long de son séjour sur place. Angela Merkel a également répété que l'avenir du pays est au sein de la zone euro. Mais sa visite a été dénoncée dans la rue par près de 30 000 personnes. Et elle n'a pas franchement convaincu les éditorialistes de son engagement. Revue de presse.

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De notre correspondante à Athènes, Amélie Poinssot

« Elle est venue, elle a vu, elle a promis », titre le quotidien Ta Nea ce matin, arborant une Angela Merkel déguisée en Cariatide. « Nous nous sommes rapprochés du sauvetage », peut-on lire dans l'édito.

Mais pour le journal Kathimérini, la route à suivre est encore longue : « Il n'y a aucun moyen, magique ou autre, de sortir du jour au lendemain de la crise, peut-on lire en Une. La route de l'euro va être longue, avec un certain nombre de revirements et de difficultés. C'était cela, conclut l’éditorialiste, le message clair et sec de Mme Merkel. »

Les journalistes grecs restent donc dans l'expectative, la chancelière allemande ne s'étant pas engagée pendant son bref passage à Athènes. Certes, avec sa venue dans la capitale grecque, elle a cassé l'isolement international et elle a montré qu'elle s'intéressait au cas grec, explique Adonis Karakousis dans l'édition électronique de To Vima. « Mais elle n'a pas caché qu'il restait beaucoup à faire, poursuit le chroniqueur, et elle ne s'est pas non plus engagée pour notre maintien dans la zone euro : elle a juste manifesté un souhait et un espoir. »

En clair, le problème grec reste entier, c'est la tonalité qui ressort des journaux grecs ce mercredi matin.

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