Religion / Vatican II

Vatican II: l’ouverture de l’Eglise au monde

Le pape Jean XXIII à son arrivée à la basilique Saint-Pierre du Vatican, pour l'ouverture du concile Vatican II, le 11 octobre 1962.
Le pape Jean XXIII à son arrivée à la basilique Saint-Pierre du Vatican, pour l'ouverture du concile Vatican II, le 11 octobre 1962. AFP

Le 11 octobre 1962, s’ouvrait à Rome le concile Vatican II. Commencé sous le pontificat de Jean XXIII, achevé en 1965 sous celui de Paul VI, Vatican II a constitué un tournant majeur dans l’histoire de l’Eglise, ouvrant une ère nouvelle dans son rapport au monde moderne.

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C’est tout fraîchement élu que Jean XXIII convoque en janvier 1959 Vatican II. Une initiative audacieuse qui répond à une intuition personnelle. L’Eglise doit se renouveler de l’intérieur, affirmer son témoignage dans la marche du monde, entrer en dialogue avec les autres confessions chrétiennes et non chrétiennes mais aussi avec les non croyants.

2500 pères conciliaires vont se retrouver de 1962 à 1965 pour poser les bases d’une Eglise rénovée. Parmi eux, le jeune Karol Wojtyla, futur Jean- Paul II, alors évêque auxiliaire de Cracovie et Joseph Ratzinger Ratzinger, jeune expert qui accompagne l’un des cardinaux les plus réformistes de l’époque, Mgr Joseph Frings de Cologne.

Une « boussole »

Cinquante ans après, Vatican II reste pour le pape Benoît XVI une « boussole » pour gros temps. C’est dire toute l’importance qu’il accorde à ce concile, même s’il estime qu’il n’a pas donné tous ses fruits et qu’il a ouvert la porte à des dérives notamment au niveau liturgique. C’est notamment sur ce point - l’abandon de la messe en latin et la reconnaissance de la valeur des autres religions - que s’est focalisé après Vatican II, le schisme entre Rome et les milieux intégristes.

A l’heure de ce 50ème anniversaire, Benoît XVI, malgré des concessions notamment sur la libéralisation de la messe en latin, se trouve toujours pris entre deux feux, avec d’un côté les Lefebvristes qui rejettent l’ouverture au monde de Vatican II - notamment les textes sur la liberté religieuse dans lesquels ils voient le travail de Satan -, et de l’autre les progressistes qui dénoncent la panne des réformes initiées par Vatican II.

La question des prêtres mariés, des femmes prêtres, des divorcés remariés, et d’une plus grande démocratie dans le gouvernement de l’Eglise, autant de sujets toujours en suspens, font dire aux réformistes que Vatican II est une révolution inachevée tandis que Benoît XVI parle lui d’ un « renouveau dans la continuité » .

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