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HONGRIE

En Hongrie, 1500 militants d'extrême droite manifestent contre la communauté rom

Les militants de Jobbik ont défilé dans le quartier d'Avas où se trouve une importante communauté rom.
Les militants de Jobbik ont défilé dans le quartier d'Avas où se trouve une importante communauté rom. REUTERS/Laszlo Balogh
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Hongrie, 1 500 sympathisants du parti d’extrême droite Jobbik ont défilé dans la banlieue d’une grande ville de province, Miskolc, à 170 km au nord de Budapest. Le parti d’extrême-droite -dans l’opposition- avait appelé à manifester dans cette banlieue parce qu’elle abrite une forte communauté tsigane. Il s'agit clairement d'une provocation. Les Roms représentent entre 5 et 7% de la population en Hongrie.

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Avec notre correspondante à Budapest, Florence La Bruyère

En bottes noires et en uniforme, les sympathisants d’extrême-droite ont défilé des flambeaux à la main, dans le quartier d’Avas, où vit une importante communauté tsigane. Avant la manifestation, le chef de l’extrême-droite, Gabor Vona, avait lancé : « Les gens qui ne travaillent pas ne devraient pas avoir d’enfants ». Et il avait demandé le rétablissement de la peine de mort.

Environ 600 Roms, dont la moitié était venue de Budapest, ont manifesté pacifiquement pour protester contre cette démonstration de force. Mais il n’y a pas eu d’affrontements grâce à une importante présence policière.

De leur côté, les 1 500 militants néo-fascistes ont traversé le quartier de HLM en criant : « Allez donc travailler ! Disparaissez, nous ne voulons plus payer vos allocations sociales ». Des policiers se tenaient devant chaque immeuble pour empêcher toute confrontation avec les habitants.

Les habitants étaient éberlués par cette marche de l’extrême-droite. Si Avas était un quartier problématique, il y a encore quelques années, la sécurité s’est beaucoup améliorée. Mais le parti Jobbik est en baisse dans les sondages et n’a pas vraiment de programme. Alors il cherche à relancer le thème porteur qui l’avait fait entrer au parlement en 2010 : la haine anti-tsigane. Ces derniers mois, il a organisé des marches dans plusieurs villes. Mais cette fois, et c’est une nouveauté, des associations roms se sont rassemblées pour manifester ensemble.

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