Grèce

Grèce: en un an, hausse spectaculaire des agressions xénophobes et aucune arrestation

La police est accusée par les organisations de gauche de protéger les membres du parti néo-nazi Aube dorée et son chef, Nikolaos Mihaloliakos (au centre).
La police est accusée par les organisations de gauche de protéger les membres du parti néo-nazi Aube dorée et son chef, Nikolaos Mihaloliakos (au centre). REUTERS

Depuis quelques mois, la Grèce est touchée par une vague de violences xénophobes. Cela a été dénoncé par plusieurs ONG, par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, et même le Conseil de l'Europe. Mardi 22 octobre, un réseau d'associations grecques a révélé l'ampleur de ces violences.

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Avec notre correspondante à Athènes, Amélie Poinssot

Quatre-vingt-sept agressions xénophobes depuis janvier : c'est le nombre d'incidents visant les immigrés enregistré en Grèce par un réseau associatif créé il y a tout juste un an pour tenter de faire la lumière sur ce phénomène, et mettre fin à l'impunité dont bénéficient ses auteurs.

Car pour l'heure, aucun des coupables de ces agressions n’a été arrêté. Ces incidents sont liés à la progression du parti néo-nazi « Aube dorée » qui est entré au parlement à la suite des élections du printemps dernier. Un succès soudain qui les a placés au premier rang de l'espace public, tandis que les autorités, de leur côté, laissent libre cours aux propos racistes et haineux tenus par les membres du parti.

Or, dans la majorité des agressions répertoriées, la présence de membres d'Aube dorée a été constatée. Quatre-vingt-sept cas de violences racistes : cela peut paraître beaucoup. Mais c'est peu par rapport à la réalité : d'après le réseau lui-même, qui compte 23 associations, mais qui ne couvre que les grandes villes, les violences racistes touchent en réalité un nombre bien plus grand de victimes. Mais beaucoup ont tout simplement peur de témoigner.

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