Union européenne

UE : les eurodéputés anti-Strasbourg passent à l'offensive

Le vice-président du Parlement européen Edward McMillan-Scott arbore le signe de ralliement des anti-Strasbourg, une cocotte en papier estampillée « Siège unique », en conférence de presse à Strasbourg, le 24 octobre 2012.
Le vice-président du Parlement européen Edward McMillan-Scott arbore le signe de ralliement des anti-Strasbourg, une cocotte en papier estampillée « Siège unique », en conférence de presse à Strasbourg, le 24 octobre 2012. REUTERS/Vincent Kessler

Depuis des années, certains eurodéputés dénoncent les inconvénients de la localisation à Strasbourg de l'un des sièges du Parlement européen. Ils demandent de tout déménager à Bruxelles. Pour ce faire, ils ont lancé une nouvelle offensive.

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Avec notre envoyé spécial à Strasbourg, Tudor Tepeneag

Un point particulier voté dans le projet du budget 2013, un séminaire, et une conférence de presse avec une dizaine d'eurodéputés venus de tous les groupes politiques. Les anti-Strasbourg ont ouvert le feu et espèrent avancer rapidement sur la question du siège unique du Parlement européen.

Depuis des années, ils remettent périodiquement sur la table de travail la question du déménagement à Bruxelles et de l'abandon des sessions de Strasbourg, pourtant prévues par les traités. Devant la résistance de certains de leurs collègues, surtout les Français, et face à l'opposition de Paris, certains des anti-Strasbourg n'hésitent plus à parler d'omerta, de véritable loi du silence imposée sur la question.

Ils cherchent à développer de nouveaux arguments, allant du coût des déplacements entre Bruxelles et Strasbourg, jusqu'aux problèmes liés à l'environnement. Les émissions annuelles de dioxyde de carbone pour le transport entre Strasbourg et Bruxelles (et vice-versa) seraient équivalentes à celles de 2 000 vols long-courriers entre l'Europe et les Etats-Unis.

Les anti-Strasbourg disent même que la capitale alsacienne n'aurait pas à souffrir d'un déménagement du Parlement, que des solutions de remplacement existent bel et bien, et que, finalement, ce serait une opération « gagnant-gagnant ». Pour l'instant, ils sont majoritaires dans l'hémicycle du Parlement.

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