Bulgarie

Bulgarie : manifestation anti-corruption devant le Parlement à Sofia

La corruption généralisée pourrait mener à une mobilisation durable, mais l’apathie causée par la crise pourrait aussi freiner le mouvement.
La corruption généralisée pourrait mener à une mobilisation durable, mais l’apathie causée par la crise pourrait aussi freiner le mouvement. REUTERS/Stoyan Nenov
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Entre 1 500 et 2 000 personnes se sont mobilisées, le samedi 24 novembre à Sofia pour dénoncer la corruption. Réunis devant l’enceinte du Parlement, les protestataires ont tenté de jeter des tomates sur l’édifice, mais la police les en a empêchés. « Ce n'est que le début du mouvement de protestation », a déclaré Nicolaï Kolev, un poète de 61 ans, ancien dissident communiste, qui se veut l'inspirateur du mouvement.

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Avec notre correspondant à Sofia, Laurent Rouy

Ce sont 400 policiers qui barraient, samedi 24 novembre, la route aux manifestants, les empêchant de bombarder le Parlement avec des légumes, pour ce qui devait marquer le début de la « révolution des tomates » en Bulgarie.

Les protestataires s’étaient réunis après un mot d’ordre lancé sur les réseaux sociaux par un ancien dissident communiste, qui avait, lui, réussi à atteindre l’édifice d’une tomate mardi, avant d'être arrêté par quarante policiers anti-émeute. Son nom ? Nikolaï Kolev.

« La corruption est l’un des plus gros problème de la Bulgarie en ce moment, rapporte-t-il. Mais l’administration et le système judiciaire ne travaillent pas à résoudre le problème. Ils n’essaient même pas de lutter contre la corruption. »

Ce samedi, la place faisant face au Parlement était à moitié remplie par les protestataires, qui ont scandé des slogans hostiles au gouvernement, l’accusant de collusion avec le crime organisé. Les demandes de démission ont fusé, mais la police a peu à peu encerclé la manifestation, pour finalement la disperser.

Il n’y a pas eu d’incidents. Présent sur les lieux, Nikolaï Kolev a appelé à la poursuite du mouvement dans les jours à venir. D’un coté, la corruption quotidienne et généralisée pourrait mobiliser la population. Mais de l’autre, l’apathie causée par la crise économique pourrait tout aussi bien freiner le mouvement.

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