Grèce

La Grèce boucle in extremis un appel d'offres pour le rachat d'une partie de sa dette

Le ministre grec des Finances Yannis Stournaras.
Le ministre grec des Finances Yannis Stournaras. REUTERS/John Kolesidis

L'Agence de gestion de la dette (PDMA) a conclu, ce mardi 11 décembre, son appel d'offres aux créanciers privés pour leur racheter à prix cassés environ 30 milliards de créances. Objectif pour Athènes : une réduction de sa dette souveraine qui faisait partie des nouveaux prérequis par la troïka avant le versement de la prochaine tranche des prêts UE-FMI attendue depuis des mois.

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Avec notre correspondante à Athènes, Amélie Poinssot

Moins 20 milliards d'euros : c'est le résultat de l'opération pour la dette publique grecque. A travers un mécanisme complexe, l'Etat grec a racheté ses propres obligations pour environ un tiers de leur valeur initiale - des obligations qu'il avait contractées auprès de créanciers privés, grecs et étrangers.

Cette opération intervient à peine neuf mois après une décote inédite dans l'histoire de la finance : 107 milliards d'euros de dettes avaient été effacés en mars via un mécanisme d'échanges de titres.

Malgré tout cela, le poids de la dette reste colossal : elle s'élève encore à environ 220 milliards d'euros. Cette opération de rachat à prix cassés ne sera donc certainement pas la dernière, de nombreux économistes estiment que la dette grecque n'est toujours pas viable sur le long terme, et qu'il faudra procéder à de nouveaux allègements.

Quoi qu'il en soit, les dernières exigences de la troïka ont maintenant été remplies : le gouvernement grec peut espérer le versement de la prochaine tranche des prêts UE-FMI attendue pour jeudi et dont les trois quarts sont destinés au renflouement des banques grecques.

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