Serbie / Kosovo

Début de normalisation entre Belgrade et Pristina pour l'autonomie de la minorité serbe au Kosovo

Défilé des forces de sécurité serbes lors d'une célébration marquant le 4e anniversaire de l'indépendance du Kosovo. A Pristina, le 17 février 2012.
Défilé des forces de sécurité serbes lors d'une célébration marquant le 4e anniversaire de l'indépendance du Kosovo. A Pristina, le 17 février 2012. Reuters/Hazir Reka
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Il aura fallu plus de douze heures de débat animé pour que 175 des 250 députés serbes votent deux textes réclamant une plus grande autonomie pour la minorité serbe au Kosovo. La Serbie préférerait voir son ancienne province revenir dans son giron, mais Belgrade n’a plus de moyens militaires ou politiques de l’exiger. En conséquence, les autorités serbes tolèrent l’indépendance autoproclamée du Kosovo, sans la reconnaître formellement.

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Des progrès dans la normalisation des relations entre Belgrade et Pristina sont une des conditions posées par Bruxelles en vue de l’attribution d’une date d’ouverture des négociations d’adhésion de la Serbie à l’Union européenne.

Tout refus serbe de coopérer avec les Kosovars aurait compromis les chances du pays de rejoindre un jour l’Europe communautaire, d’où l’appel du Premier ministre Ivica Dacic aux députés de « prendre en considération la réalité au Kosovo » et de se rendre à l’évidence que la souveraineté de la Serbie sur la province sécessionniste « est presque inexistante ».

Ainsi, toujours sans reconnaître officiellement l’indépendance du Kosovo proclamée en 2008, Belgrade la tolère et essaie d’obtenir le maximum de ce qui est à présent possible politiquement. C’est-à-dire la demande d’une plus grande autonomie pour quelque 120 000 Serbes qui vivent au Kosovo. Les députés la réclament notamment au niveau de l’éducation, de la police, des finances locales et des pouvoirs judiciaires.

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