Royaume-Uni/Europe

UE : Au Royaume-Uni, la majorité divisée sur le référendum promis par Cameron

Les drapeaux européen et britannique.
Les drapeaux européen et britannique. REUTERS/Stefan Wermuth
Texte par : RFI Suivre
11 mn

Le Premier ministre britannique David Cameron a finalement cédé aux eurosceptiques de son camp. Il a pris le risque de braquer ses partenaires européens en décidant de s'engager à organiser, s'il est réélu, à l'horizon 2015-2017 un référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne. Le leader conservateur assure préférer que son pays reste au sein de l’Europe, mais à deux conditions, que l'UE se réforme, et qu'elle accepte une renégociation de ses liens avec la Grande-Bretagne.

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Avec notre correspondante à Londres, Murielle Delcroix

L’argument de David Cameron est que le désenchantement des Britanniques à l’égard de l’Union européenne est à son comble. Il est donc temps de renégocier cette relation en la centrant sur le marché unique puis de consulter les électeurs lors d’un vote avec un choix très simple : accepter le résultat de cette renégociation ou bien carrément quitter l’Union.

Mais le Premier ministre prévient que si Londres s’en va ce sera « un aller simple, pas un aller-retour ». Néanmoins David Cameron se dit persuadé de pouvoir convaincre ses partenaires d’accepter de nouveaux accords avec Londres. « Je ne suis pas un isolationniste, s’est défendu le leader conservateur, mais je souhaite un meilleur accord non pas seulement pour la Grande-Bretagne mais pour l’Europe aussi ».

Son discours a été accueilli avec enthousiasme dans les rangs eurosceptiques qui réclamaient depuis longtemps un vote sur une sortie de l’Europe, mais d’autres députés conservateurs europhiles ont averti que promettre un référendum sur le résultat de négociations incertaines avec les partenaires européens de Londres était un « pari inutile ». Le chef de l’opposition travailliste, Ed Miliband, a lui accusé David Cameron de faiblesse et d’avoir perdu le contrôle de son parti à un moment où la priorité pour la Grande-Bretagne est de renouer avec la croissance et l’emploi.

Je crois que c'est une gesticulation de plus du Premier ministre britannique vis à vis de sa majorité.

Jean-Louis Bourlanges

 

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