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Italie

Italie: un nouveau scandale de corruption en pleine campagne électorale

Giuseppe Orsi, patron de la Finmeccanica, a été interpelé et emprisonné dans le cadre d'une enquête sur des faits de corruption.
Giuseppe Orsi, patron de la Finmeccanica, a été interpelé et emprisonné dans le cadre d'une enquête sur des faits de corruption. REUTERS/Remo Casilli
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le patron du groupe Finmeccanica, accusé d’obstruction à la justice dans l’enquête sur des faits de corruption dans le cadre de la vente d’hélicoptères à l’Inde, a été arrêté et incarcéré. Ce scandale, qui intervient en pleine campagne électorale en Italie, pourrait avoir des conséquences graves pour la droite et le gouvernement sortant de Mario Monti.

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De notre correspondante à Rome, Anne Le Nir

Dans cette nouvelle affaire de corruption, le personnage central est Giuseppe Orsi, le président du groupe de défense et d’aéronautique Finmeccanica. Cette entreprise, l’un des plus importants groupes industriel d’Italie, est détenu majoritairement par l’Etat, qui possède 32% des parts.

Parmi les trois employés de Finmeccanica qui sont poursuivis dans l’affaire, Giuseppe Orsi a été le seul à avoir été placé en détention provisoire. Le parquet de Busto Arsizio, près de Milan, l’accuse d’avoir personnellement fait obstacle à l’enquête des juges sur une affaire de pots-de-vin : 51 millions d’euros auraient été versés par la Finmeccanica à des intermédiaires pour faciliter l’achat par l’Inde de douze hélicoptères, pour un montant total de 556 millions d’euros.

Le gouvernement sortant pointé du doigt

De leur côté, les autorités indiennes ont, elles aussi, ouvert une enquête sur ces faits de corruption présumée. Mais en Italie, où la campagne électorale bat son plein, ce scandale pourrait avoir des conséquences redoutables pour la droite.

Guiseppe Orsi est en effet connu pour ses liens étroits avec la Ligue du Nord. Le gouvernement sortant pourrait également être inquiété, car la justice italienne estime qu’il n’a pas rempli son devoir de contrôle dans la gestion du groupe dans lequel l’Etat est majoritaire. Une accusation qui pèse lourd pour Mario Monti, qui est lui aussi candidat à la présidence du Conseil et soutenu par un mouvement centriste.

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