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RUSSIE

Russie: Poutine maintient les ONG et l'opposition sous pression

Le président russe Vladimir Poutine.
Le président russe Vladimir Poutine. Reuters / RIA Novosti
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Vladimir Poutine a participé à la réunion annuelle du FSB, les services secrets russes de l'ex-KGB. L'objectif était de fixer les grandes priorités pour cette année. 2013 ne devrait pas déroger à la ligne dure amorcée depuis le retour au Kremlin de Vladimir Poutine au printemps dernier.

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Avec notre correspondante à Moscou, Anastasia Becchio

ONG et opposition vont rester sous pression, à en croire le message envoyé par le président russe, Vladimir Poutine : « Le droit à la liberté de parole est un droit inaliénable, mais personne n’a le monopole de parler au nom de toute la société russe, et à fortiori les structures dirigées et financées de l’étranger ».

Le message est clair : les ONG de défense des droits de l'homme qui bénéficient de fonds étrangers vont continuer de se trouver sous étroite surveillance. Une loi entrée en vigueur en novembre dernier les oblige à s’afficher en tant qu’agents de l’étranger, les soumettant à un contrôle financier très strict.

« L’ingérence dans les affaires intérieures de la Russie à travers les organisations non gouvernementales, les pressions de tous ordres sur la Russie et sur nos partenaires et alliés, sont inadmissibles », a résumé Vladimir Poutine.

Message indirect à l'opposition

Le président russe a également adressé un message indirect à l'opposition, que le pouvoir soupçonne de chercher à destabiliser la société : « Personne, dit-il, n’a le droit de semer la haine, d’ébranler le pays, en mettant en danger la vie, la prospérité et la tranquillité de millions de nos citoyens ».

Une vingtaine de personnes sont actuellement emprisonnées dans le cadre d’une affaire de préparation à l’organisation de troubles massifs, une accusation passible de 10 ans de détention.

Une des figures de l’opposition, Serguei Oudaltsov, est assigné à résidence dans le cadre de cette affaire. Les autorités le soupçonnent d’avoir préparé la révolution en recevant ordres et financements d'un député géorgien, Guivi Targamadzé, que la justice russe vient d’inculper d'organisation de troubles massifs en Russie. L'homme fait l'objet d'un mandat d’arrêt.

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