Bulgarie

Attentat en Bulgarie: le débat sur l'inscription du Hezbollah sur une liste noire est relancé

Le ministre de l'Intérieur bulgare, Tsvetan Tsvetanov, avait mis en cause le Hezbollah début février.
Le ministre de l'Intérieur bulgare, Tsvetan Tsvetanov, avait mis en cause le Hezbollah début février. REUTERS/Stoyan Nenov

Nouveaux détails concernant l'implication du Hezbollah dans l'attentat anti-israélien de l'aéroport de Bourgas, qui avait fait six morts en juillet dernier. Selon le ministre bulgare de l'Intérieur, ce sont le Canada et l'Australie qui ont permis de remonter la piste d'un financement des suspects par ce parti chiite libanais. Une accusation qui a relancé le débat sur une possible inscription de ce mouvement sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne. La question pourrait être évoquée lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères, lundi 18 février à Bruxelles.

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Les deux complices de l'auteur de l'attentat de Bourgas ont 26 et 33 ans et font des études d'ingénierie au Liban. Titulaires d'une double nationalité, ils ont des parents en Australie et au Canada. Deux pays qui ont fourni des données sur un financement de ces deux suspects par l'aile militaire du Hezbollah.

Sofia a livré vendredi 15 février ces nouveaux détails sur l'affaire. Des élements qui devraient être présentés lundi aux pays européens. La France, notamment, souhaite des preuves de l'implication du Hezbollah avant de se prononcer sur son éventuelle inscription sur une liste noire.

« Il faut voir, explique Philippe Lalliot, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, quels sont les éléments de preuves que les Bulgares peuvent apporter à l'issue de cette enquête sur l'attentat de Bourgas, c'est-à-dire les conclusions fermes et définitives qu'ils pourraient porter à notre connaissance. Et en fonction de ça, s'engage alors une discussion au sein de l'Union européenne avec différentes options qui sont ouvertes et qui sont débattues à 27. Dont une éventuelle inscription du Hezbollah. »

Toute nouvelle sanction contre le mouvement chiite libanais, qui compte des ministres au gouvernement et soutient le régime de Damas, doit être adoptée à l'unanimité par les Vingt-Sept. La France serait l'un des pays les plus réticents à une stigmatisation du Hezbollah en raison de son influence mais aussi de la présence de 850 casques bleus français au Sud-Liban.

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