Revue de presse des Balkans

A la Une : divisions en Bosnie-Herzégovine : Mostar, cette «ville Frankenstein»

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Mostar attend toujours qu’un « compromis acceptable » soit trouvé. Pour le moment, les négociations conduites par le Haut représentant ne font que patiner. De leur côté, les formations nationalistes croates et bosniaques mènent des pourparlers officieux avec un objectif : en finir avec la coexistence et scinder la ville en deux suivant la ligne de front... Reportage dans une ville rongée par les divisions ethniques.

 
Pointée du doigt depuis le début du scandale des lasagnes au cheval, Bucarest refuse d’endosser une fois encore le rôle de « suspect de service ». Le Premier ministre Victor Ponta a fermement demandé aux entreprises mises en cause de prendre leurs responsabilités, assurant que tout avait été fait dans le respect de la législation en Roumanie. Parce que « roumain » ne doit pas devenir le synonyme de « voleur », « filou » ou « envahisseur ».

 

Le procureur spécial d’Eulex chargé du crime organisé accuse Moscou de rétention de preuves et de fait, d’entraver l’enquête sur le présumé trafic d’organes à la clinique Medicus. Interrogé par Le Monde, Jonathan Ratel explique que la Russie ne veut pas collaborer avec un pays qu’elle ne reconnaît pas et qu’elle préfère garder ses informations pour faire pression sur Pristina en temps voulu.

 
« Aube dorée et la police, c’est une seule et même chose. Ils nous tabassent tous les soirs », voilà ce qu’a entendu Nils Muiznieks, commissaire aux Droits de l’homme du Conseil de l’Europe, lors de sa visite en Grèce dont l’objectif était d’évaluer l’importance des violences racistes. Avec la crise et faute d’une politique adaptée, Athènes est incapable de faire face au flot de migrants irréguliers qui arrivent sur son territoire. Reportage.

 
Le frère aîné de Slobodan Milošević s’est éteint à 76 ans le 29 janvier. Celui qui avait toujours revendiqué son patriotisme monténégrin a été enterré à Ljevorecki Tuzi, sur les terres de la famille Milošević. Grand artisan du rapprochement entre Belgrade et Moscou, il avait permis à son frère d’obtenir le soutien de la Russie lors de la guerre au Kosovo. Portrait d’un homme d’appareil qui était devenu homme d’affaires.

 
La Serbie a encore bien du mal à regarder en arrière et assumer son passé. Les rares pas en avant, reconnaissance des massacres de Srebrenica et de Vukovar, n’ont été faits que pour favoriser l’intégration européenne. Voilà le triste constat dressé par Sandra Orlović qui remplace Nataša Kandić à la tête du Fonds pour le droit humanitaire, au moment même où la réconciliation régionale bat de l’aile.

 
Le Premier ministre Vlad Filat a annoncé mercredi que son parti, le PLDM, ne reconnaissait plus l’accord qui le lie à deux autres formations politiques, sans toutefois se retirer officiellement de la coalition gouvernementale. L’Alliance pour l’intégration européenne, aux affaires depuis 2009, est plongé dans une crise interne profonde, qui entraîne la Moldavie avec elle.

 

Les élections locales prévues pour le 24 mars auront-elles lieu ? Outre les menaces de boycott brandies par l’opposition, voilà que plusieurs municipalités ont annoncé qu’elles ne pourraient pas organiser le scrutin faute de moyens. Elles dénoncent la loi sur l’autonomie locale qui les pénalisent.

 
Pour cette 63e édition de la Berlinale, la Serbie sera représentée par cinq films, un record. Pourtant ce succès ne doit pas faire oublier une réalité sombre : en 2013, le ministère de la Culture a annoncé qu’aucune aide ne serait accordée à la création cinématographique locale. Si les autorités de Belgrade continuent à bouder leurs jeunes talents, ils risquent de perdre certains de leurs meilleurs ambassadeurs à l’étranger...

 
Impossible à réformer depuis la signature des Accords de Dayton qui ont mis fin à la guerre, la Constitution de la Fédération bosnienne est aujourd’hui devenue une réelle entrave pour la démocratisation du pays et son développement économique. Pourtant, les deux entités sont encore divisées sur cette question alors que de plus en plus d’initiatives réclament une rationalisation administrative avec en ligne de mire, les cantons.

 
Selon le dernier recensement de 2011, près de 5 000 Albanais habitent la capitale croate. Après les Serbes et les Bosniens, ils sont la troisième minorité. Longtemps confinés à la boulangerie ou à la joaillerie, les Albanais de Zagreb occupent aujourd’hui des postes dans tous les secteurs.
Reportage de Radio Slobodna Evropa au sein d’une communauté qui revendique sa bonne intégration.

 
Fin 2012, le chômage touchait officiellement 30,6 % de la population active de Macédoine et les perspectives ne sont pas bonnes : le pays est très fortement exposé aux tendances mondiales, notamment aux évolutions de la zone euro et de l’Allemagne, qui constituent ses principaux partenaires commerciaux. Toutefois, les chefs d’entreprises pensent que le chômage a atteint un « plafond » difficile à dépasser, sauf à imaginer une aggravation dramatique de la crise...

 
Mercredi, la police anti-émeute a mis un terme à la grève générale entamée le 31 janvier par les marins grecs. Encore une fois, le gouvernement d’Athènes a choisi la méthode dure pour en finir avec un mouvement social, sans rien accorder aux grévistes. Poumon de l’économie nationale, la marine grecque traverse sa pire crise depuis la Seconde Guerre mondiale. L’austérité et la Troïka d’abord ?

 
Près de la moitié des quelque 1 300 prisonniers de la centrale de Spuž ont entamé une grève de la faim pour protester contre leurs mauvaises conditions de détention. Ils demandent notamment l’adoption d’une nouvelle loi sur l’amnistie. La prison de Spuž avait été l’objet d’un vaste scandale fin 2011 après les révélations sur son quartier spécial destiné à la « rééducation des rebelles ».

 
Interviewé par Blic, Serge Brammertz a annoncé que le Tribunal pénal pour l’ex-Yougoslavie fermerait ses portes à l’issue du procès de l’ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladić, vraisemblablement fin 2015. Un tribunal provisoire sera ensuite chargé de traiter les affaires courantes.

Après sept longues heures de débat animé, le Parlement de la Fédération de Bosnie-Herzégovine, l’entité croato-bosniaque du pays, a voté mardi la défiance contre le gouvernement. Voilà l’épilogue d’une crise politique qui empoisonne depuis près d’un an la vie politique de l’entité, depuis que les deux anciens alliés, SDP et SDA, se déchirent.

 
Cela fait maintenant une semaine que le torchon brûle entre Bucarest et Budapest à cause d’une sombre histoire de drapeau. Lors de la cérémonie d’investiture du préfet de Covasna, département roumain à majorité hongroise, les autorités ont retiré le drapeau sicule, une « agression symbolique » pour la Hongrie. Bucarest a vivement réagi et la tension ne semble pas près de retomber.

 
La grande manifestation annoncée devant le monastère de Dečani ce vendredi n’a finalement pas eu lieu. La présence massive de militaires de la Kfor et des forces de l’ordre kosovares ont fait renoncer les milliers de personnes attendues pour protester contre une décision de la Cour suprême du Kosovo favorable à l’Église orthodoxe.

 
Vendredi 7 février, deux cortèges se sont fait face à Ljubljana : ceux qui soutiennent un gouvernement Janša en perdition et ceux qui manifestent depuis la fin de l’automne contre une classe politique corrompue et inefficace. Avantage aux seconds qui ont mobilisé deux fois plus de partisans. Une journée symbole de la profonde crise qui secoue la Slovénie.

 
Les deux voisins sont tout proches de mettre fin à une querelle vieille de près de vingt ans. Le 6 février les ministres des Affaires étrangères slovène et croate ont annoncé avoir trouvé un accord concernant le règlement du litige financier lié à la Ljubljanska Banka. La signature devrait avoir lieu le 19, ce qui permettrait à Zagreb d’intégrer l’UE le 1er juillet prochain, comme prévu.

 
Outré par les révélations du site d’investigation bulgare Bivol, proche de Wikileaks, sur son passé d’agent de renseignement, le Premier ministre bulgare a menacé les journalistes de monter des dossiers contre eux. Reporters sans frontières est immédiatement monté au créneau pour dénoncer des propos « indignes d’un chef d’État ».

 
Plus de 2 000 signatures réclament la démission du président de l’Institut culturel roumain, Andrei Marga. Ancien collaborateur de la Securitate, philosophe et politicien contesté, Andrei Marga a été nommé à la faveur du coup de force institutionnel du Premier ministre Ponta, l’été dernier - à l’ingérence du pouvoir politique succèdent une gestion erratique et des choix stratégiques contestables.

 
Une grande manifestation a eu lieu samedi à Tirana après l’annonce du verdict innocentant les deux gradés de la Garde républicaine pour les quatre morts du 21 janvier 2011. Les trois juges ont estimé qu’il n’y avait pas de preuves suffisantes pour retenir la préméditation. Pourtant, le procureur avait requis 23 et 25 ans de prison. La faillite d’une justice à la botte du pouvoir politique ?

 
Décidément, l’adaptation du Pont sur la Drina cause beaucoup d’ennuis à Emir Kusturica. D’abord accusé de déformer l’œuvre d’Ivo Andrić, le réalisateur serbe né à Sarajevo a ensuite suscité la fureur des habitants de Trebinje en détruisant une forteresse austro-hongroise. Aujourd’hui, il est attaqué pour avoir usurpé les terrains sur lequel il bâtit les décors de son film, qui doivent devenir à terme un parc d’attraction...

 

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