France / Agroalimentaire

Viande de cheval : reprise partielle des activités chez Spanghero

L'agrément sanitaire de Spanghero a été levé par le gouvernement.
L'agrément sanitaire de Spanghero a été levé par le gouvernement. REUTERS/Jean-Philippe Arles

Lundi, avant même de rencontrer les syndicats de l'entreprise Spanghero, à Castelnaudary dans le sud-ouest de la France, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll avait décidé de rétablir partiellement l'agrément sanitaire de la société agroalimentaire. Mise en cause la semaine dernière dans un scandale de plats préparés à base de viande de cheval vendue pour du bœuf, Spanghero s'était vu retirer son agrément. Le ministère précise qu'aucune « non-conformité » n'a été relevée. Une décision que les syndicats ont accueillie avec soulagement.

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La décision d'arrêter la production du site de Castelnaudary avait conduit les 300 salariés au chômage technique. L'annonce de la levée de l’interdiction est un soulagement pour le délégué CFDT, Claude Hill : « Les ministres me disent à haute voix avec le sourire, " vos produits sont clean". On n’a rien à reprocher au niveau sanitaire, bactériologique, qualitatif. Je suis satisfait. On va reprendre le boulot».

Les ministres l'ont dit, il n'y a aucun problème sanitaire dans cette affaire là. Cela est important et essentiel pour les consommateurs.

Marc Adiveze

Benoit Hamon, ministre délégué à la Consommation, a tenu à rassurer les salariés en leur affirmant qu'ils n'étaient pas responsables de ce scandale, il leur a assuré que le gouvernement mettait tout en œuvre pour que l'enquête en cours dise clairement qui sont les responsables.

« Il y aura sanction, affirme-t-il. On ne fait pas de l’argent impunément en trompant les consommateurs dans ce pays, en Europe. Et l’exemplarité avec laquelle nous avons traité cette affaire, c’est aussi un message que nous envoyons à toutes celles et ceux, qui, en lien avec des filières européennes plus ou moins obscures, voudraient continuer à nous faire passer du cheval pour du bœuf, et en faisant de l’argent par cette tromperie ».

En attendant les conclusions, les activités de l'entreprise resteront sous la surveillance des services de contrôle sanitaire.
 

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