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Union européenne

A Bruxelles, l'Europe en quête d’une «relance» entre austérité et croissance

Herman Van Rompuy (d), président du Conseil européen, et Jose Manuel Barroso (g), président de la Commission, lors du lancement du sommet à Bruxelles, ce jeudi 14 mars.
Herman Van Rompuy (d), président du Conseil européen, et Jose Manuel Barroso (g), président de la Commission, lors du lancement du sommet à Bruxelles, ce jeudi 14 mars. REUTERS/Yves Herman
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Les dirigeants des 27 pays membres de l’Union européenne sont réunis à Bruxelles depuis ce jeudi 14 mars pour un sommet portant sur la « relance ». Pendant deux jours, le débat se centrera sur le bras de fer entre les tenants de l’austérité et les partisans d’une plus grande flexibilité budgétaire. Le tout sur fond de colère sociale montante.

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« Il faut trouver le juste équilibre. Ce n'est pas noir ou blanc, il y a plusieurs nuances de gris », a lancé le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, lors de l’ouverture du sommet européen de Bruxelles, jeudi 14 mars.

Il y a pourtant bien deux conceptions qui s’affrontent dans ce sommet. Tout l’enjeu de ces deux journées de discussions à Bruxelles est de parvenir à une stratégie européenne commune, ou a minima la moins divergente possible, entre ces deux positions antagonistes.

Un équilibre à trouver

D’un côté, il y a les partisans d’une rigueur budgétaire inflexible. Un « camp de l’austérité » emmené par la chancelière allemande Angela Merkel, dont le gouvernement a, juste avant l'ouverture du sommet, opportunément délivré des prévisions budgétaires faisant état d’un retour à l’équilibre pour l'Allemagne en 2015.

En face, il a les chefs d’Etat qui réclament du temps pour parvenir à ramener le déficit budgétaire de leurs pays à 3% du PIB. François Hollande s’est fait le fer de lance de ce « camp de la flexibilité budgétaire ». Le président français a d’ailleurs reconnu cette semaine que la France ne parviendra pas à ramener son déficit public sous la barre fatidique des 3% en 2013, évoquant « sans doute 3,7%. »

Le poids de la crise sociale

Mais « vouloir opposer austérité et croissance serait simpliste. C'est une situation très complexe », met cependant en garde un responsable européen cité par l’AFP, soulignant que « si le choix était entre l'austérité et la croissance, personne ne choisirait l'austérité. »

Si les marges de manœuvre des partisans d’une plus grande flexibilité budgétaire semblent très faibles, l’aggravation des problématiques sociales pèsera lourd dans les discussions. « Nous ne pouvons pas ignorer l'urgence sociale dans certains de nos pays », a ainsi estimé Herman Van Rompuy, tandis que le Premier ministre luxembourgeois a mis en garde contre un risque de « rébellion sociale. »

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Entre 10 000 et 15 000 personnes ont manifesté à Bruxelles, ce jeudi 14 mars, à l’appel de la Confédération européenne des syndicats. REUTERS/Yves Herman

Entre 10 000 et 15 000 manifestants

Un climat social tendu qui s’est d’ailleurs invité aux portes du sommet européen. Ils étaient entre 10 000 et 15 000 personnes, venues de différents pays de l’Union européenne mais surtout de Belgique, à avoir répondu à l’appel de la Confédération européenne des syndicats à une manifestation à Bruxelles. « Habemus austeritate. Ça suffit ! », a lancé Anne Demelenne, secrétaire générale du syndicat belge FGTB, résumant les slogans présents dans plusieurs langues dans le cortège.

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