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A la Une : Slovénie, «l’insurrection citoyenne» va-t-elle emporter la mairie de Maribor?

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Une revue de presse présentée en partenariat avec Le Courrier des Balkans.

Privatisation, clientélisme, corruption... Les citoyens de Maribor en ont marre et le font savoir ! Des élections municipales anticipées auront lieu dimanche 17 mars, après la démission forcée de l’ancien maire, impliqué dans de nombreuses affaires louches. Le candidat indépendant Andrej Fištravec, sociologue et président d’une association de promotion de l’agriculture biologique, très actif dans la société civile, incarne les espoirs de changement. Entretien.

Plusieurs milliers de personnes ont défilé samedi 9 mars dans les rues de Ljubljana contre l’austérité, la corruption généralisée des élites politiques slovènes et la politique libérale de l’Union européenne. Malgré la chute du Premier ministre Janez Janša le 27 février dernier, les Slovènes n’ont pas l’intention de mettre un terme à « l’insurrection citoyenne » qui agite le pays depuis novembre dernier.

Selon un rapport de la Commission nationale pour la lutte contre la corruption, les principales banques du pays, qui aujourd’hui croulent sous les dettes, auraient accordé tout au long des années 2000 d’importants prêts « politiques », dans un climat de « corruption structurelle ». Voilà qui risque de relancer, si besoin en était, la révolte citoyenne en Slovénie.

Les rassemblements ont commencé dans les grandes villes de Bulgarie, Sofia, Plovdiv et Varna. Plusieurs milliers de personnes sont à nouveau dans la rue pour dénoncer la faillite de la démocratie bulgare. Près d’un mois après son début, la révolte citoyenne ne faiblit pas. Des élections anticipées sont attendues courant mai.

Le président Rossen Plevneliev a annoncé la composition du gouvernement provisoire qui conduira le pays jusqu’aux législatives anticipées du 12 mai. A sa tête, le diplomate Marin Raïkov, jusque-là ambassadeur à Paris. Il aura la lourde tâche d’apaiser la tension sociale actuelle nourrie par la pauvreté et une défiance vis-à-vis de la classe politique corrompue.

Dimanche, plusieurs milliers de Hongrois de Roumanie ont battu le pavé à l’appel des formations nationalistes. Ils réclament l’autonomie des territoires à majorité hongroise et notamment celle du pays sicule. Depuis plusieurs semaines, cette région du centre de la Roumanie s’oppose au pouvoir de Bucarest sur fond de réforme administrative « au détriment des Hongrois ».

Les Albanais de la vallée de Preševo réclament les même droits que les Serbes du nord du Kosovo et ont formé samedi une « coordination » de leurs trois communes, sur le modèle réclamé par la Serbie pour les municipalités serbes du nord du Kosovo. Cette option est catégoriquement rejetée par Belgrade, qui estime que « les droits des Albanais ne sont pas menacés en Serbie ».

Catherine Ashton est repartie satisfaite de Belgrade lundi soir, après un long entretien avec les dirigeants serbes. Un accord de « bon voisinage » avec Pristina pourrait être signé « dès le 20 ou le 28 mars ». Lundi, le quotidien Danas révélait le texte supposé de cet accord, qui aurait été présenté à Belgrade dès le mois de février par des diplomates allemands.

L’accord avec Pristina « n’a jamais été aussi proche », a déclaré le président Tomislav Nikolić après une rencontre au sommet à Belgrade avec Catherine Ashton. Les discussions ont porté sur les pouvoirs exécutifs à conférer aux municipalités à majorité serbe du nord du Kosovo. Plus tôt dans la journée, la chef de la diplomatie européenne était à Pristina où elle a rencontré le Premier ministre Hashim Thaçi et la présidente Atifete Jahjaga.

En 313, l’empereur romain Constantin, né à Naissus (Niš), promulguait l’édit de Milan, qui établissait la liberté religieuse et mettait fin à la persécution des chrétiens. Lors de la cérémonie d’ouverture des festivités, Tomislav Nikolić a assuré que le pays vivait « aujourd’hui selon les principes de l’édit de Milan ». Si la Serbie est officiellement un Etat laïc, le chef de l’Etat soigne ses relations avec l’Eglise orthodoxe. Quant au pape de Rome, il n’est plus question de l’inviter...

Le chef de l’extrême droite serbe est incarcéré à la prison de Scheveningen depuis la fin février 2003. Cela fait désormais dix longues années qu’il attend son jugement, se servant du TPIY (Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie) comme d’une scène de théâtre où il ne cesse de faire le show. Il est plus que temps de mettre un terme à cette mauvaise farce. Sinon le tribunal perdra définitivement toute sa crédibilité, déjà bien écornée.

De 1942 à 1944, des jeunes communistes et antifascistes serbes ont été « rééduqués » à l’Institut de Smederevska Palanka. Soumis aux brimades et à l’endoctrinement des miliciens de Dimitrije Ljotić, un des chefs collaborationnistes serbes. A Novi Sad, une exposition crée le scandale en présentant ce camp comme un simple « internat ». Une tentative de plus de relativiser l’histoire de la Seconde Guerre mondiale en Serbie.

C’est une image qui a fait le tour de la Toile : celle des amoureux de Mostar, Uroš et Antonia, qui s’embrassent enroulés dans les drapeaux serbe et croate. Une image devenue un symbole, celui d’une génération qui tourne le dos aux préjugés et aux vieilles haines.

Rien ne va plus au HDZ. Au plus bas dans les sondages, le parti conservateur - jadis forteresse imprenable - n’arrive pas à remonter la pente. Dernier épisode en date de sa lente agonie, l’exclusion de son ancienne chef et Première ministre Jadranka Kosor par celui qu’elle avait installé à la tête du parti, Tomislav Karamarko. Le HDZ parviendra-t-il à se remettre des scandales de corruption qui lui valent l’opprobre général ?

L’Allemagne a prévenu la Croatie bien avant son entrée dans l’UE le 1er juillet prochain : elle n’ouvrira son marché du travail qu’aux salariés hautement diplômés. Berlin ne veut pas avoir à gérer une vague de migrants peu qualifiés. Pour cela, elle s’appuie sur la réglementation européenne qui l’autorise à restreindre l’accès à son marché du travail pendant sept ans.

Pendant la guerre, les Muharemović avaient tout perdu et fini par se résoudre à fuir leur village près de Bratunac. Revenus en 2000 comme réfugiés, ils ont récupéré leur maison et monté une entreprise laitière qui fait aujourd’hui vivre plusieurs familles. D’autres réfugiés ont tenté l’expérience, aidés par les Nations unies, avec la même réussite. Reportage dans ces petites entreprises qui s’en sortent malgré la crise.

Face aux nombreuses erreurs qui émaillent les manuels macédoniens, le ministère de l’Education a proposé une réforme radicale, aujourd’hui à l’étude au Parlement : utiliser des livres scolaires étrangers. Ses équipes ont retenu les ouvrages britanniques, considérés comme figurant « parmi les meilleurs du monde ». De nombreux spécialistes de l’éducation s’inquiètent d’un tel choix. Explications.

La polémique enflait depuis la diffusion de L’Empire, la chanson d’Esma Redzepova et Lozano qui devait représenter la Macédoine à l’Eurovision 2013. En cause, son clip à la gloire de Skopje 2014, le gigantesque et kitschissime projet de ré-antiquisation de la capitale macédonienne qui divise la population. Face au tollé, la chanson a fini par être retirée lundi soir.

Des écoles à l’abandon, un patrimoine culturel saccagé, des paysages ravagés par la pollution, des villages entiers aux mains de gangs mafieux... Depuis 2010, Marin Mema montre ces réalités dans son émission L’autre Albanie, diffusée par la chaîne Top Channel. Pour le Premier ministre Sali Berisha, ces reportages seraient « commandités par l’opposition ». La réponse du journaliste.

Entre 1927 et 1929, Nikos Kazantzaki, Panaït Istrati et leurs compagnes, Eleni Samios et Bilili, entreprennent un long voyage en URSS, afin de témoigner favorablement de l’avancée de la révolution soviétique. A l’occasion de ce voyage, Panaït Istrati, d’abord enthousiaste partisan de la révolution, dut brutalement déchanter, ayant constaté les dérives et les abus de la bureaucratie soviétique naissante.

 

ParPhilippe Bertinchamps

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