Vatican

Le pape François lance un appel à la paix dans le monde

Le pape François (C) lors de la bénédiction « Urbi et Orbi » sur la place Saint-Pierre de Rome, le 31 mars 2013.
Le pape François (C) lors de la bénédiction « Urbi et Orbi » sur la place Saint-Pierre de Rome, le 31 mars 2013. REUTERS/Stefano Rellandini
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Pour la célébration de sa première messe de Pâques, une messe suivie de la traditionnelle bénédiction «Urbi et Orbi» (à la ville et au monde), ce dimanche 31 mars sur la place Saint-Pierre de Rome, le pape François a lancé un appel à la paix dans le monde. Le Mali et le Nigeria ont ainsi été cités, mais également la Corée et le Proche-Orient.

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Avec notre correspondant au Vatican, Antoine-Marie Izoard

Au cœur de son premier message de Pâques, le pape François a imploré la paix pour le monde entier, au Moyen-Orient comme en Afrique. « Paix pour l'Afrique, encore théâtre de conflits sanglants », a-t-il ainsi lancé, déplorant notamment qu’au Nigeria de nombreuses personnes, même des enfants, soient retenues en otage par des groupes terroristes.

Le nouveau pape a ainsi explicitement fait référence à la famille Moulin-Fournier, enlevée le 19 février dernier au nord du Cameroun par le groupuscule Boko Haram et retenue en otage au Nigeria.

Devant plus de 250 000 fidèles, le pape François a également appelé à une solution politique à la crise en Syrie ou encore à la fin du conflit israélo-palestinien qui dure depuis trop longtemps, a-t-il dit. Il a souhaité la paix au Mali, en République démocratique du Congo, en République centrafricaine, mais aussi dans la péninsule coréenne.

Si le pape a prononcé la traditionnelle bénédiction « Urbi et Orbi » – à la ville et au monde – celle-ci était au final plus « Urbi » que « Orbi ». Le pape a en effet renoncé à adresser ses vœux de Pâques aux catholiques de la planète en plusieurs dizaines de langues, comme l’avaient fait avant lui ses prédécesseurs.

Impossible de savoir si cette posture est définitive mais son insistance à se présenter depuis trois semaines comme l'évêque de Rome, et non comme le pape, cache peut-être un souhait, celui d'une plus grande transversalité avec les quelque 5000 évêques du monde, une plus grande collégialité.

Et puis il y a les gestes d'une très grande simplicité qu'il ne cesse de multiplier. Comme le choix de ne pas s'installer, pour l'heure, dans les appartements pontificaux, pour vivre au milieu de prêtres et évêques dans une résidence du Vatican. Certains se félicitent de ce chef de l'Eglise humble et proche du peuple, d'autres s'inquiètent d'un appauvrissement de la fonction papale.

Toujours est-il que sur le fond, les positions de l'Eglise en matière d'éthique ne devraient pas changer. La papamania qui s'empare de certains milieux s'arrête en fait au style de cet homme qui comme ce dimanche matin, fait arrêter sa papamobile, pour serrer dans ses bras, longtemps, un jeune handicapé.

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