ALLEMAGNE/TURQUIE

Procès de néonazis en Allemagne: l'absence des médias turcs crée une polémique

Ahmet Davutoglu, le ministre turc des Affaires étrangères, est intervenu auprès de son homologue allemand.
Ahmet Davutoglu, le ministre turc des Affaires étrangères, est intervenu auprès de son homologue allemand. REUTERS/Mohamed al-Sayaghi
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Allemagne, avant même son ouverture, le procès contre un groupe néonazi accusé d'avoir tué huit Turcs, un Grec et une policière allemande, crée un début de polémique entre Ankara et Berlin. En réaction au refus du tribunal de réserver des places pour des médias turcs, le ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu est intervenu auprès du gouvernement allemand.

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La découverte de la cellule néonazie en 2011 - après de longues années d'enquêtes infructueuses - avait provoqué une onde de choc en Allemagne. La majorité des victimes, 8 sur 10, sont d'origine turque. Le caractère des meurtres est clairement raciste. D'où l'intérêt immense que soulève le procès contre la principale accusée Beate Zschäpe qui doit débuter le 17 avril à Munich.

Le tribunal de grande instance a cru bon d'attribuer les places dans la salle d'audience selon le principe « premier arrivé, premier servi ». Du coup, aucun journaliste turc n'a obtenu une des 50 places réservées à la presse. Le refus catégorique du tribunal de revoir sa procédure d'accréditation n'a fait que rajouter à la polémique, d'abord en Turquie, ensuite en Allemagne.

Aujourd'hui, c'est donc le ministre turc des Affaires étrangères en personne qui exige que non seulement des journalistes mais aussi des représentants de l'Etat aient accès au procès. Dans un entretien téléphonique, son homologue allemand Guido Westerwelle a exprimé sa compréhension pour la requête d'Ahmet Davutoglu. Tout en lui rappelant que la justice allemande est indépendante et donc seule à décider de l'organisation des procès.

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