Royaume-Uni

Margaret Tchatcher et les relations internationales: une main de fer dans un gant... de fer

Le président François Mitterrand et la Première ministre britannique Margaret Thatcher, en juillet 1989.
Le président François Mitterrand et la Première ministre britannique Margaret Thatcher, en juillet 1989. AFP / Joël Robine
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Surnommée « La dame de fer » par ses détracteurs, mais aussi par ses sympathisants, Margaret Thatcher fit preuve d'intransigeance en politique, à la fois en Grande-Bretagne et sur la scène internationale. Sur le plan européen, sa politique s'est caractérisée par une hostilité farouche à toute forme de fédéralisme.

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Margaret Thatcher a dû affronter une épreuve majeure avec l'occupation des îles Malouines, décidée par les généraux argentins. C'était en avril 1982, et la chef du gouvernement britannique envoya la marine militaire pour régler le conflit, qui se solda par des centaines de morts des deux côtés.

Les intérêts américains penchaient du côté argentin, mais le président Ronald Reagan décida finalement de fournir une importante aide logistique à la Grande-Bretagne. D'ailleurs, Margaret Thatcher et Ronald Reagan partageaient une vision politique commune, basée notamment sur l'anticommunisme et le libéralisme économique (cf. encadré).

Intransigeante face à l'Union soviétique, la chef du gouvernement britannique était profondément attachée à la dissuasion nucléaire et à l'action de l'OTAN. Plus tard, elle encouragea la politique d'ouverture du président soviétique Mikhaïl Gorbatchev. La « dame de fer » était eurosceptique, c'est elle qui a obtenu que son pays ne paie pas plus au budget commun que ce qu'il reçoit.

Favorable au marché commun, qu'elle considérait comme un moyen de mettre en place le libre-échange, Margaret Thatcher était en revanche fermement opposée à une Europe fédérale, elle n'a accepté ni l'Union politique, ni la monnaie commune.

Passant toujours les intérêts britanniques avant ceux de l’Europe communautaire, Margaret Thatcher était souvent une partenaire difficile pour les autres pays européens. Mais elle suscitait aussi un véritable respect à cause de son caractère très fort et de ses convictions inébranlables, qui lui ont valu le surnom de la « dame de fer ».

La «Dame de fer» et le président Reagan, une complicité au-delà de la politique
Margaret Thatcher et Ronald Reagan, lors d'une réception à la Maison Blanche, le 16 novembre 1988. REUTERS/Larry Rubenstein/Files

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