Turquie

Attentat en Turquie : le chef de la diplomatie dénonce le silence de la communauté internationale

Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, le 26 avril 2013.
Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, le 26 avril 2013. REUTERS/Shamil Zhumatov

Plusieurs personnes ont été arrêtées en Turquie au lendemain du double attentat perpétré dans le sud du pays. Une attaque qui a fait 46 morts, dans la ville de Reyhanli. Le vice-Premier ministre parle de 9 personnes interpellées, toutes de nationalité turque, et toutes faisant partie d'une organisation terroriste en contact, selon lui, avec les services de renseignement syrien. Certaines seraient passées aux aveux. De son côté, le régime syrien dément toute implication. Le ministre turc des Affaires étrangères, en visite à Berlin, est revenu, lui aussi, sur ces violences. Pour Ahmet Davutoglu, la communauté internationale, par son silence sur la crise syrienne, a sa part de responsabilité.

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Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibault

« Le dernier attentat montre comment une étincelle se transforme en incendie lorsque la communauté internationale reste silencieuse et que le Conseil de sécurité de l’ONU est incapable d’agir ».

Pour le ministre des Affaires étrangères turc en visite à Berlin, « l’attentat barbare » de samedi s’explique par le silence de la communauté internationale sur le dossier syrien.

Ahmet Davutoglu a jugé « inacceptable » que ses compatriotes comme ses voisins fassent les frais de ce silence. Le ministre, qui rencontrait son homologue allemand, a appelé à une « initiative diplomatique urgente » pour trouver une solution à la crise syrienne.

Ahmet Davutoglu demande à la communauté internationale de « dire stop » et d’adopter une position claire « contre les provocations de Damas ».

Pour le ministre turc des Affaires étrangères, la Turquie « est en droit de prendre toutes les mesures qu’elle veut et continuera de le faire ». Il a accusé une ancienne organisation marxiste, directement liée au régime syrien, d’avoir perpétré les attentats à la voiture piégée de samedi.

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