Bulgarie

Bulgarie : après les élections, l'impasse politique

Une électrice dans un bureau de vote à Sofia, le 12 mai 2013.
Une électrice dans un bureau de vote à Sofia, le 12 mai 2013. REUTERS/Stoyan Nenov

Est-ce un scrutin inutile? Après les élections de dimanche, c'est l'impasse politique, en Bulgarie. Avec 31,4 % des voix, le parti conservateur bulgare GERB de l’ancien Premier ministre Boïko Borissov est donné vainqueur du scrutin anticipé de dimanche, mais sans majorité pour gouverner. La situation est à peu près identique au sein de l'opposition et de nouvelles élections se profilent à la rentrée.

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Avec notre correspondant à Sofia, Alexandre Lévy

Polarisation, blocage, paralysie : ces termes reviennent le plus aujourd'hui, pour qualifier la situation en Bulgarie. Aucun des partis issus du scrutin de dimanche n'aura de majorité pour gouverner. Et les possibilités d'alliance sont très limitées, voire impossibles.

Les vainqueurs d'abord, le parti GERB de l'ex-Premier ministre Boïko Borissov. Une alliance avec les nationalistes d'Ataka serait très mal vue par les partenaires européens de ce parti conservateur. Avec les autres, elle est juste impossible.

Le parti socialiste, qui a quant à lui obtenu un peu plus de 27% des voix, se verrait bien, « au centre de deux nationalismes ». Une alliance qualifiée d'absurde, car elle réunirait le parti de la minorité turque avec les xénophobes d'Ataka.

Discrètement, l'Union européenne a fait du lobbying pour la seule option viable : une  coalition à l'allemande, entre la gauche et la droite pour sortir le pays de la crise.

Les intéressés ont immédiatement exclu cette idée. Pourquoi ? L'explication selon un politologue est simple : la Bulgarie n'est pas - encore - l'Allemagne. D'ici là, le gouvernement technique reste aux manettes et de nouvelles élections se profilent.

 

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