Grèce

Grèce: un projet de loi, visant à lutter contre le racisme, crée la discorde

Des membres du parti  néo-nazi Aube dorée lors d'une manifestation à Komotini en Grèce.
Des membres du parti néo-nazi Aube dorée lors d'une manifestation à Komotini en Grèce. Ggia/wikimedia.org
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Un projet de loi contre le racisme, visant surtout à limiter les attaques xénophobes du parti néo-nazi grec Aube dorée, est devenu un sujet de tensions au sein du gouvernement de coalition du Premier ministre conservateur Antonis Samaras, reliant socialistes et gauche modérée. Après plusieurs semaines de discussions sur ce projet de loi, la réunion de lundi soir, 27 mai, sur ce sujet, qui regroupait trois dirigeants des partis de coalition -Antonis Samaras, Evangélos Vénizelos, chef des socialistes Pasok, et Fotis Kouvelis, leader de la Gauche démocratique- s'est avérée infructueuse.

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Avec notre correspondante à Athènes, Corinne Valois

C'est la première vraie pomme de discorde pour le gouvernement de coalition d'Antonis Samaras. Qualifiées par les médias grecs de dangereux désaccord officiel, les discussions autour de l’actuel projet de loi anti-raciale ébranlent le gouvernement du Premier ministre de centre-droit soutenu par le Parti socialiste et la Gauche modérée.

Après des semaines de discussions, le chef du gouvernement Antonis Samaras a tout simplement déclaré que son parti ne soutiendrait pas l’actuel projet de loi qui, selon certains cadres de la Nouvelle démocratie, limite la liberté d’expression. Une fin de non-recevoir jugée inacceptable par les leaders de la gauche participant au gouvernement.

La Grèce sous la pression européenne

Mis au point par le ministre de la Justice Antonis Roupakiotis, représentant la Gauche démocratique au gouvernement, le projet en suspens depuis plusieurs années devrait permettre d’adapter la loi grecque au cadre européen.

Une nécessité soulignée une nouvelle fois lundi 27 mai par la commissaire européenne chargée des Affaires intérieures, Cecilia Malmström, ainsi que par le président du Parlement européen Martin Schulz, qui a appelé les hommes politiques grecs à montrer l’exemple dans la lutte contre l’extrême droite.

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