République tchèque

La République tchèque dans l'attente d'un nouveau Premier ministre

Petr Necas annnonce sa démission à Prague le 16 juin 2013.
Petr Necas annnonce sa démission à Prague le 16 juin 2013. REUTERS/Stringer

La République tchèque est dans l'attente d'un nouveau Premier ministre, voire d'élections législatives anticipées après la démission, lundi 17 juin, du chef du gouvernement, Petr Necas, suite à un scandale de corruption et d'abus de pouvoir dans son entourage.  

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Avec notre correspondante à Prague, Christine Dupré

Petr Necas a présenté hier soir, lundi 17 juin, sa démission au nouveau président tchèque Milos Zeman, et celui-ci a aussitôt voulu calmer le jeu.

Milos Zeman, homme de gauche, avait souvent affirmé qu’il souhaitait des législatives anticipées pour se débarrasser « d’un gouvernement de droite injuste, corrompu et incapable ». Il dit aujourd’hui préférer une négociation entre tous les partis de la coalition gouvernementale et aussi l’opposition sociale-démocrate pour que l’actuelle majorité achève son mandat comme prévu en juin 2014. Il a invité des représentants de tous les partis à le rejoindre à la résidence d’été des présidents tchèques, le château de Lany, le week-end prochain.

On semble donc s’orienter vers un simple remplacement de Petr Necas par un autre conservateur à la tête du gouvernement ou vers la formation d’un gouvernement de techniciens. Le président Zeman souhaite sans doute épargner aux finances publiques le coût d’une élection anticipée, mais sa position provoque la colère du Parti social-démocrate, des syndicats et de tous ceux qui pensent que seule la convocation rapide du corps électoral pourrait assainir l’atmosphère.
 

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