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Belgique

Belgique: le roi Albert II cède le trône à son fils Philippe

Prestation solennelle du nouveau roi Philippe de Belgique, dimanche 21 juillet 2013.
Prestation solennelle du nouveau roi Philippe de Belgique, dimanche 21 juillet 2013. REUTERS/Vincent Kessler
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Le roi abdique vive le roi. Philippe devient officiellement roi des Belges. Le septième. Le nouveau monarque a prêté serment dans les trois langues officielles du royaume - néerlandais, français et allemand - devant les deux chambres du parlement. Un peu avant, Albert II de Belgique, désormais ex-roi, avait officiellement abdiqué, et déclaré à son fils : «Philippe, tu as toutes les qualités de coeur et d'intelligence pour très bien servir notre pays».

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Avec notre bureau de Bruxelles, 

Il ne faut sans doute pas juger des capacités à venir des souverains belges à l’aune des prestations de serment. Ainsi Baudoin en 1951, comme Albert II en 1993, ont-ils tremblé et récité leur texte d’une voix blanche et hésitante. Pris d’un tremblement incontrôlable, Albert a d’ailleurs donné prise, ce jour là, à la rumeur infondée d’une maladie de Parkinson.

Les temps forts de son règne

Très vite, il a été confronté aux réalités de l’exercice du règne, au premier rang desquels il y a l’imprévu, souvent tragique. L’année de son avènement, des inondations ravagent la vallée de la Meuse, à Dinant. Ensuite contre l’agressivité de l’extrême-droite flamingante, il doit prêcher la réconciliation nationale à chaque instant. Peu après, en pleine campagne électorale, éclate le scandale des pots-de-vin versés à l’occasion de l’achat d’hélicoptères italiens par les forces armées belges, scandale qui ternit encore un peu plus l’image de l’ensemble de la classe politique belge. Et en 1996, c’est l’affaire de l’assassin multi-récidiviste et pédophile, Marc Dutroux, qui ébranle la confiance dans la police et dans la justice du royaume. Albert II saura montrer le chemin de la compassion, qui aura tant fait défaut aux autorités judiciaires, en recevant immédiatement les proches des victimes.

Enfin, en 2010, la Belgique dépassera son propre record de durée sans gouvernement fédéral de plein exercice, une période d’incertitude où l’action permanente du Roi a permis d’éviter qu’une crise politique devienne une crise institutionnelle. Mais cet épisode prolongé sera pour beaucoup dans la fatigue accumulée qui a conduit à la décision d’abdiquer.

Le fil de la journée

Un cérémoniel décliné en trois étapes. D’abord il y a une cérémonie de deDeum, à la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles, dans le centre de Bruxelles, à laquelle assiste l’ensemble de la famille royale.

Ensuite se tiendra l’acte d’abdication proprement dit. Il est signé par le roi au Palais de Bruxelles, devant les représentants des Corps constitués et suivi d'un petit discours du Roi. Ensuite on se transporte pour l’autre partie de la cérémonie de la journée au Palais de la Nation, c'est-à-dire le palais où se réunissent le Sénat et la Chambre des représentants, donc le parlement fédéral belge.

Devant les chambres réunies, le futur nouveau Roi, le prince héritier, prêtera serment et ensuite la famille royale, au grand complet, apparaîtra au balcon du palais de Bruxelles. Tout ça se terminera dans la liesse ce soir : grands bals populaires un peu partout et feux d’artifices à 23h.

Continuons à croire fermement à l'Europe. Cette construction est plus que nécessaire. [...] Même en période de crise en Europe, restons ouverts aux pays en développement.

Albert II de Belgique abdique mais enjoint son pays à rester ouvert sur les pays en développement

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