Espagne

Accident de train en Espagne: la vitesse et l'inattention du conducteur mises en cause

La cabine accidentée du conducteur est gardée par un policier. Escravitude, à 20 km de Saint-Jacques-de-Compostelle, le 27 juillet 2013.
La cabine accidentée du conducteur est gardée par un policier. Escravitude, à 20 km de Saint-Jacques-de-Compostelle, le 27 juillet 2013. REUTERS/Miguel Vidal

En Espagne, l'enquête sur la catastrophe ferroviaire de Saint-Jacques-de-Compostelle,qui avait fait 79 morts dans le nord du pays le 24 juillet, progresse. Ce vendredi 2 août, c'est le contrôleur du train accidenté qui a été entendu par un juge. La vitesse conjuguée à l'inattention est désormais la piste privilégiée pour expliquer le drame.

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Avec notre correspondant à Madrid, François Musseau

La clé du terrible accident ferroviaire semble bien être un appel téléphonique. C'est ce qu'ont confirmé les enquêteurs en charge de l'affaire, et ce dans le plus grand détail. Un appel téléphonique qui dure précisément 1 minute et 40 secondes. Il provient de l'intérieur du train, et celui qui appelle est le contrôleur, il demande au conducteur de s'arranger pour s'arrêter sur telle voie à une prochaine gare.

Appeler le conducteur en plein trajet est strictement interdit, et le contrôleur du train le fait au pire moment, au cours de cette poignée de minutes où le conducteur doit précisément commencer à ralentir et passer de 200 km/h à 80 km/h. Or, il ne fait rien, il parle au téléphone, il ne fait même pas attention au signal lumineux qui l'avertit de la proximité du virage d'A Grandeira, celui du déraillement qui causera la mort de 79 passagers.

Selon le règlement, le fatidique appel téléphonique n'aurait pas dû avoir lieu, le contrôleur plaide non coupable, et le conducteur invoque, lui, une « étourderie ». Ce sera bien sûr à la justice de trancher.

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