Italie

Surpopulation carcérale en Italie: le Parlement adopte une loi « tampon »

En janvier dernier, la Cour européenne des droits de l'homme a donné un an à l'Italie pour régler son problème de surpopulation carcérale.
En janvier dernier, la Cour européenne des droits de l'homme a donné un an à l'Italie pour régler son problème de surpopulation carcérale. Getty Images/AFP Collection/Fred Dufour

Au mois de janvier dernier, la Cour européenne des droits de l'homme a donné un an à l'Italie pour régler son problème de surpopulation carcérale, liée au manque de construction de nouvelles prisons mais aussi à l’extrême, et honteuse, lenteur des procédures judiciaires. Un premier pas vient donc d’être fait : le Parlement vient d’adopter une loi svuota carcere, autrement dit « prison vide » (197 voix en faveur, 57 contre).

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Avec notre correspondante à Rome, Anne Le Nir

Les 206 prisons que compte l’Italie sont toutes surpeuplées. Le dernier rapport du ministère de la Justice indique qu’il y a un peu plus de 45 000 places, pour plus de 68 000 détenus. Et ce même rapport souligne que 28 000 détenus sont en attente de leur jugement.

La loi que vient d’adopter le Parlement, juste avant la pause estivale, devrait permettre de régler, en partie, l’engorgement des prisons italiennes. Le texte adopté limite drastiquement la détention provisoire pour les délits passibles d’une peine de prison inférieure à cinq ans.

Par ailleurs, il propose d’étendre une alternative à l’incarcération, les travaux d’utilité sociale, aux récidivistes, à condition qu’ils ne soient pas condamnés pour leur appartenance à la criminalité organisée ou pour harcèlement, ou encore pour pédophilie.

Dans l’opposition, la Ligue du Nord a réagi avec virulence. Son leader, Roberto Maroni, estime « que la solution la plus efficace serait d’obliger les immigrés incarcérés à purger leurs peines dans leurs pays d’origine ».

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