Royaume-Uni

Angleterre: un handicapé mental stérilisé dans «son propre intérêt»

La stérilisation du handicapé mental ne sera pas une mesure généralisée à tous, insiste son avocat.
La stérilisation du handicapé mental ne sera pas une mesure généralisée à tous, insiste son avocat. Eric Gaillard/ Reuters

Un handicapé mental sera stérilisé dans son propre intérêt, a décidé une juge de la Haute Cour de Londres. C’est la première fois que la justice autorise la stérilisation d’un homme en Angleterre. Son avocat souligne que cette décision exceptionnelle n’est pas un feu vert pour la stérilisation des handicapés mentaux.

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Avec notre correspondant à Londres, Adrien Moss

Âgé de 36 ans, l’homme vivait depuis six ans avec une compagne également handicapée mentale. La naissance d’un fils il y a trois ans avait bouleversé leur vie. Sa capacité de raisonnement équivalente à celle d’un enfant de 6 à 9 ans ne lui avait pas permis de comprendre la nécessité de mesure de contraception pour éviter la naissance d’un enfant dont ni lui, ni sa compagne ne pouvaient s’occuper. Le bébé a été confié à la garde de sa belle-mère.

Cette naissance avait profondément perturbé la vie du couple et celle de leurs deux familles. Ils n’avaient plus le droit de se voir seuls pour éviter une nouvelle naissance. Ses restrictions avaient même provoqué leur séparation momentanée, avant qu’ils ne se retrouvent en mars derniers, lorsque leurs travailleurs sociaux avaient expliqué que leur vie de couple améliorait grandement leur vie.

C’est en se référant à cette qualité de vie qu’une juge de la Haute Cour a décidé qu’une vasectomie servirait au mieux les intérêts de ce handicapé mental qui ne veut plus d’enfant. Son avocat souligne que son client est volontaire pour cette opération et que ce jugement, historique, n’est pas un feu vert pour la stérilisation des handicapés mentaux.

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