Sécurité informatique

Affaire Prism: la contre-attaque des instances européennes chargées de l’Informatique et des Libertés

Les manifestations de soutien à Edward Snowden, l'analyste qui a révélé le programme Prism, se sont multipliées en Europe (Ici à Berlin le 7 juillet 2013).
Les manifestations de soutien à Edward Snowden, l'analyste qui a révélé le programme Prism, se sont multipliées en Europe (Ici à Berlin le 7 juillet 2013). REUTERS/Tobias Schwarz
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Le groupe des instances européennes chargées de l’Informatique et des Libertés vient de saisir Viviane Reding, la commissaire européenne chargé de la Justice pour évaluer les conséquences du programme de cybersurveillance Prism sur la protection des données des citoyens européens. « Un soutien » salué par la Commission européenne.

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Avec notre bureau de Bruxelles,

La Commission européenne se félicite du soutien du groupe des instances européennes chargées de l’Informatique et des Libertés. La commissaire chargée de la Justice se bat depuis janvier 2012 pour adapter un règlement sur la protection des données personnelles.

La Commission européenne se félicite du soutien du groupe des instances européennes chargé de l’Informatique et des Libertés. La commissaire chargée de la Justice se bat depuis janvier 2012 pour adapter un règlement sur la protection des données personnelles.

Accélérer la cadence

« Si une telle législation avait existé avant, nous aurions eu un solide rempart contre le programme informatique Prism », assure-t-on ici. Mais avant, les Etats membres rechignaient à avancer. Le scandale Prism a bouleversé la donne. L’Allemagne et la France ont même demandé d’accélérer la cadence. On espère donc ici à arriver à un accord avant le printemps 2014.

 

Le G29 et la CNIL en particulier veulent lancer un signal très fort à destination des autorités européennes mais aussi des Etats-Unis qui est de leur dire, les données des citoyens européens ne sont pas simplement une sorte de gisement que l'on peut moissonner à l'envi. Il y a des cadres juridiques qui s'exercent et s'il n'y pas de garanties, il faut que l'on négocie précisément un cadre pour des activités de ce type.

Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la Commission nationale de l'informatique et des libertés

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