Accéder au contenu principal
Grèce

Grèce: la fin de l'impunité pour le parti néonazi Aube dorée?

Rassemblement antifasciste après l'assassinat de Pavlos Fissas, un rappeur sympathisant de l'extrême gauche, le 19 septembre 2013.
Rassemblement antifasciste après l'assassinat de Pavlos Fissas, un rappeur sympathisant de l'extrême gauche, le 19 septembre 2013. REUTERS/Yorgos Karahalis
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Après l'assassinat, dans la nuit du mardi 17 au mercredi 18 septembre, d'un chanteur antifasciste grec par un membre présumé du parti néonazi Aube dorée, les enquêtes sur les violences commises par ce parti ont été confiées vendredi 20 septembre aux services antiterroristes du pays. Et les révélations se multiplient dans la presse grecque sur les agissements de ce parti sulfureux.

Publicité

Avec notre correspondante à Athènes, Amélie Poinssot

Il aura fallu un mort de nationalité grecque pour que les autorités réagissent : voilà le sentiment qui domine ces jours-ci. Car en réalité, un Pakistanais avait déjà été tué, cet hiver, par des membres d'Aube dorée. Et le parti bénéficiait toujours d'une parfaite impunité. Cette fois-ci, donc, les choses sont en train de changer.

Le procureur de la Cour suprême a notamment été saisi de 32 affaires, des agressions sur des immigrés perpétrées par des membres du parti xénophobe depuis un an : les enquêtes n'avaient jamais abouti, et ce malgré les nombreuses dénonciations des associations de défense des droits de l'homme et diverses ONG. Le ministre de l'Ordre public était d'ailleurs très critiqué pour n'avoir pas lutté contre la propagation des crimes racistes.

Un parti élu démocratiquement

Il faut dire que la police grecque est soupçonnée d'être infiltrée par des hommes d'Aube dorée. Vendredi, un membre anonyme du parti néonazi a révélé dans la presse l'existence de milices d'assaut, et les médias faisaient le compte de toutes les agressions commises par l'organisation fasciste.

Il ne fait aucun doute qu'un virage s'est opéré dans l'opinion publique. Le problème c'est qu'Aube dorée a été autorisée à se présenter comme parti politique aux élections de 2012 qui l'ont fait entrer pour la première fois au Parlement avec 18 députés. Difficile donc aujourd'hui d'interdire un parti qui a été élu démocratiquement. La droite au pouvoir reste divisée sur la question.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.