Grèce

Grèce: un sympathisant néonazi inculpé pour le meurtre d'un rappeur

Les policiers encadrent George Roupiakas lors de son transfert au tribunal.
Les policiers encadrent George Roupiakas lors de son transfert au tribunal. REUTERS/John Kolesidis

En Grèce, environ 2000 personnes sont descendues dans les rues dans la banlieue ouest d'Athènes, ce samedi. La manifestation s'est déroulée pendant l'audition d'un militant néonazi, que le tribunal accuse d'avoir tué la semaine dernière un rappeur antifasciste.

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George Roupiakas a été officiellement inculpé ce samedi et maintenu en détention. Ce camionneur de 45 ans avoue avoir poignardé le jeune militant de gauche de 34 ans mais plaide la légitime défense.

Dans la nuit de mardi à mercredi, les deux hommes se seraient bagarrés à la sortie d'une cafétéria dans un quartier ouvrier de la banlieue ouest d'Athènes. Selon les médias locaux, le différend était lié au football. La rixe aurait ensuite dégénéré à cause de leurs opinions politiques pour le moins opposées.

La victime était un militant antifasciste. L'accusé a lui admis être membre d'Aube dorée, le troisième parti politique du pays, ouvertement néonazi. Un parti dont les militants sont régulièrement soupçonnés d'être à l'origine de violences contre les immigrés et les militants de gauche. Mais jusqu'à présent, les enquêtes n'avaient jamais abouti.

Cette fois, vu l'émotion suscitée par ce meurtre, le ministre de l'Ordre public a demandé pour les 18 députés d'Aube dorée la levée de la protection policière dont bénéficient tous les parlementaires.

Autre mesure, dorénavant, ce ne sera plus la police, mais bien les services antiterroristes qui enquêteront sur les violences perpétrées par les militants de ce parti néonazi.

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