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Environnement

Fonte des glaces en Arctique : Reykjavik, nouveau carrefour stratégique

Liée à la hausse du CO2 atmosphérique, la fonte de la banquise dans la zone arctique n'a cessé de s'accentuer depuis 1979.
Liée à la hausse du CO2 atmosphérique, la fonte de la banquise dans la zone arctique n'a cessé de s'accentuer depuis 1979. Peter Adams/Getty Images
3 mn

Le week-end dernier se déroulait à Reykjavik une conférence internationale baptisée « Artic Circle 2013 ». Des hommes politiques, des économistes et des membres d’organisations de protection de l’environnement étaient réunis dans la capitale islandaise pour étudier les conséquences que le réchauffement climatique entraîne dans cette région du monde.

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Le réchauffement de la planète entraîne la disparition rapide des glaces du pôle Nord. A l’heure actuelle, le passage du nord-est, qui relie, au nord de la Russie, l’océan Pacifique à l’Océan Atlantique, est navigable deux à quatre mois par an selon l’importance de la fonte des glaces. Mais selon certains scientifiques, la banquise, qui a perdu 9 000 km2 de glace depuis 1980, pourrait totalement disparaître d’ici trente ou quarante ans. L’océan Arctique est donc en train de devenir un axe stratégique de premier ordre. Pour relier Rotterdam depuis le Japon en passant par le canal de Suez, il faut parcourir 21 000 km sur les océans. Si l’on passe par l’océan Arctique, c’est 14 000 km, soit 7 000 kilomètres de moins ! Cette année, plus de 600 navires ont déjà emprunté cet axe et le trafic maritime devrait exploser dans les prochaines années. 

L’Arctique attise bien des convoitises

Cette augmentation du trafic inquiète les organisations écologistes. Et pour cause ! En septembre dernier, un pétrolier russe a dérivé plusieurs jours avant d’être secouru après avoir heurté un iceberg. Dans cette région très difficile d’accès, les conséquences d’une marée noire seraient catastrophiques. L’Arctique attise aussi bien d’autres convoitises, la région abrite des réserves considérables de gaz, de pétrole et de métaux précieux. Greenpeace a d’ailleurs profité de la conférence de Reykjavik pour, de nouveau, dénoncer l’inculpation pour « piraterie » de ses militants. Ces derniers avaient été arrêtés en septembre par des garde-côtes russes après avoir escaladé une plate-forme pétrolière du géant Gazprom.

L'Islande devient un point stratégique

Ces bouleversements climatiques dans le Grand Nord donnent à l’Islande une situation stratégique toute nouvelle. La pointe nord de l’Islande n’est qu’à quelques dizaines de kilomètres du cercle polaire et Reykjavik entend bien prendre de nouvelles responsabilités dans la région. Et ceux qui semblent l’avoir compris les premiers, ce sont les Chinois. L’année dernière, un milliardaire chinois avait ainsi proposé 150 millions d’euros pour acheter 300 kilomètres carré de terres au nord de l’Islande afin de construire un centre touristique géant. Cette demande a finalement été rejetée mais Reykjavik a signé en mai dernier un accord de libre-échange avec Pékin, une première pour un pays européen. Ce rapprochement va notamment permettre d’augmenter les exportations de poissons vers la Chine et de développer les ressources géothermales islandaises. 

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