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Royaume-Uni

Femmes séquestrées à Londres: les suspects remis en liberté

Les trois femmes étaient séquetrées depuis 30 ans dans le quartier de Lambeth, dans le sud de Londres.
Les trois femmes étaient séquetrées depuis 30 ans dans le quartier de Lambeth, dans le sud de Londres. REUTERS/Andrew Winning
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Un couple de sexagénaires est soupçonné d'avoir imposé à trois femmes plus de 30 ans de travail forcé et d'esclavagisme dans un quartier du sud de Londres. Ils ont été libérés ce vendredi sous caution jusqu'en janvier prochain, en attendant le résultat des enquêtes à venir. Les trois femmes, une Malaisienne de 69 ans, une Irlandaise de 57 ans et une Britannique de 30 ans, fortement traumatisées, ont été confiées à une organisation chargée de prendre soin d'elles et de leur réapprendre à vivre librement.

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Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

Plusieurs jours se sont écoulées entre le premier coup de fil, à la mi-octobre, de l'une des victimes à Freedom Charity, une organisation humanitaire, et la fin de la séquestration des trois femmes. C'est après avoir vu un documentaire télévisé sur le travail de cette association qui lutte contre l'esclavage et les mariages forcés que l'une des captives à alerté l'association. Il a fallu ensuite que Freedom Charity gagne la confiance de cette femme terrifiée, vérifie leur localisation, mais aussi accumule des preuves contre leurs geôliers.

→ A (RE)LIRE : Royaume-Uni : trois femmes retrouvent la liberté après trente ans d’esclavage

Depuis leur libération, y compris à Scotland Yard qui a pourtant connu d'autres cas de séquestration, c'est la stupeur. Jamais la police britannique n'a eu à gérer une affaire d'une telle ampleur. Plus de 30 ans de captivité, c'est du jamais vu. La plus jeune des femmes séquestrées n'aurait jamais été en contact avec le monde extérieur.

La police doit à présent tenter de comprendre comment ces femmes se sont retrouvées dans ce piège. Comment elles ont été conditionnées et, surtout, comment elles on pu rester recluses aussi longtemps. L'enquête ne fait que commencer.

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