Accéder au contenu principal
Ukraine

L'opposition ukrainienne ne désarme pas

La mobilisation se poursuit à Kiev, ici le 27 novembre 2013.
La mobilisation se poursuit à Kiev, ici le 27 novembre 2013. REUTERS/Gleb Garanich
Texte par : RFI Suivre
3 mn

De nombreux opposants au gouvernement ont encore passé la nuit dehors, malgré le froid. Ils contestent toujours la décision du président Ianoukovitch, qui a refusé de signer un accord d'association et de libre échange avec l'Union européenne. Le président qui a donc préféré se tourner vers la Russie. A Kiev la mobilisation, donc, ne faiblit pas, d’autant que c'est demain que s'ouvre en Lituanie le sommet de partenariat avec l'UE.

Publicité

Article actualisé au fil des événements

Avec notre envoyée spéciale à Kiev, Anastasia Becchio

Les hauts parleurs ont résonné toute la nuit. Sous des températures glaciales, plus 2 000 personnes ont scandé «gloire à l’Ukraine», ont dansé en déployant des drapeaux géants de l’Ukraine et de l’Europe et ont chanté l’hymne national, entraîné par la chanteuse Rouslana, qui avait remporté le concours de l’Eurovision en 2004, année où l’Ukraine avait vécu sa révolution orange.

Le public présent est jeune. Il y a beaucoup d’étudiants qui ont décidé de boycotter les cours. Ils prévoient de mener de nouvelles actions ce mercredi 27 novembre pour maintenir la pression sur le gouvernement. Ils espèrent toujours que les autorités ukrainiennes signeront l’accord d’association et de libre échange avec l’Union européenne à Vilnius au cours du sommet du partenariat qui débute demain.

Place de l'Indépendance cette nuit, à Kiev, où sont réunis les pro-européens.
Place de l'Indépendance cette nuit, à Kiev, où sont réunis les pro-européens. REUTERS/Vasily Fedosenko

Manfestation devant le siège du gouvernement

Des barrières métalliques et un cordon policier protègent l’entrée du siège du gouvernement, où se tient ce mercredi la première réunion ministérielle depuis l’annonce de la suspension des négociations d’association avec l’Union européenne. Parmi les manifestants, Irina Guerachtchenko, députée libérale estime que le gouvernent peut encore plier. « Il est absolument évident que le pouvoir a peur des manifestations, explique-t-elle. Tôt ou tard, ce gouvernement devra démissionner, parce que le peuple ukrainien ne lui pardonnera pas sa trahison ».

Trois députés de l’opposition tentent d’entrer dans le bâtiment gouvernemental pour faire part de leurs doléances, mais ils trouvent porte close et un écriteau : « Fermé pour travaux de reconstruction ».

« J’espère qu’il s’agit de reconstruction européenne, affirme le champion de boxe, et chef du parti Oudar Vitaly Klitchko. Si ça n’est pas le cas, nous mènerons une reconstruction européenne dans notre pays. Tout le pays veut vivre selon les règles européennes, et ça n’est qu’une poignée de gens qui sont au pouvoir qui n’en veulent pas ».

Une délégation de l'opposition se rend en Lituanie

Vitaly Klitchko et deux autres chefs de l’opposition quittent les lieux. Dans quelques heures, ils seront à Vilnius, pour tenter de faire entendre leur voix auprès des dirigeants européens.  «Nous devons saisir notre chance de faire de l’Ukraine un pays normal», a déclaré Vitaly Klitchko, formulant le vœu que le pouvoir en place à Kiev ne reste pas sourd aux appels de la rue.

→ A (RE)LIRE : Poursuite de la mobilisation des pro-européens en Ukraine

Les députés refusent de baisser les bras, et ce en dépit des nouvelles déclarations du président ukrainien. Mardi soir, Victor Ianoukovitch a annoncé qu’il attendrait de meilleures conditions pour signer l’accord d’association avec l’Union européenne. Ce mercredi, le Premier ministre ukrainien, Mykola Azarov -qui a reconnu hier pour la première fois que la Russie avait dissuadé Kiev de signer l'accord avec l'Union européenne- a déclaré que les préparatifs pour un accord d'association se poursuivaient.

Mardi soir aussi, la présidente du Parlement de Lituanie, qui assure la présidence semestrielle de l'UE, a rejoint les manifestants dans le centre de Kiev, estimant que L'Ukraine est une partie de l'Europe.

Pas de quoi donc refroidir l'ardeur des manifestants de la place de l'Indépendance à Kiev, qui veulent y croire jusqu'au bout et qui restent mobilisés, d'autant qu'aujourd'hui est une date symbolique : Ioulia Timochenko, l'égérie de la Révolution orange, emprisonnée, qui observe une grève de la faim en solidarité avec les manifestants, fête aujourd'hui son 53éme anniversaire.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.