Ukraine

Ukraine: l'opposition attend un million de manifestants à Kiev

Les accès à la Place de l'indépendance à Kiev sont noirs de monde ce dimanche 8 décembre à la mi-journée.
Les accès à la Place de l'indépendance à Kiev sont noirs de monde ce dimanche 8 décembre à la mi-journée. REUTERS/Stoyan Nenov

L'opposition ukrainienne pro-occidentale appelait à un nouveau rassemblement massif ce dimanche 8 décembre, à la mi-journée à Kiev. Les protestataires de la place de l'Indépendance accusent Viktor Ianoukovitch de vouloir vendre l'Ukraine à la Russie. Ils espèrent mobiliser en grand nombre ce dimanche pour tenter d'éviter cette marche vers l'Est.

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Avec notre envoyée spéciale à Kiev, Anastasia Becchio

Il est difficile, ce dimanche à la mi-journée, d’évaluer le nombre exact de participants car ils sont perdus sous une nuée de drapeaux. Mais les artères menant à la place de l’Indépendance sont noires de monde. Une foule compacte se masse autour de la scène, des responsables de l’opposition, représentant(e)s de la société civile et dignitaires religieux.

→ à (re)lire: Ukraine, l'épreuve de force se poursuit

Au-dessus de la place de l’Indépendance des flocons de neige sont en train de tomber. Une grande banderole a été déployée. Sur un fond blanc on peut y lire : « Notre exigence n°1 : la démission de Ianoukovitch ».

Le président ukrainien dont la visite samedi à Sotchi, en Russie, chez le président Vladimir Poutine a fait un peu plus monter la tension et la colère. L’opposition l’accuse de vouloir vendre l’Ukraine à la Russie. Elle reproche à Viktor Ianoukovitch de s’être détourné de l’Union européenne au profit de Moscou.

«Longtemps on nous a promis qu’on deviendrait Européens, a lancé de la tribune l’un des chefs de la contestation, Vitali Klitschko, mais on nous a menti », a regretté le boxeur, avant d’énumérer les exigences de l’opposition parmi lesquelles des sanctions pour les violences policières, mais également la dissolution du Parlement, le départ du gouvernement et des élections législatives anticipées.

De la tribune viennent de résonner des appels à bloquer les bâtiments gouvernementaux. Le ministre de l’Intérieur annonce qu’un groupe de 200 personnes munies de barres de fer et de cocktails molotov se dirigent vers l’administration présidentielle. De nouvelles échauffourées sont à craindre.

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