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Ukraine

Ukraine: au Parlement de Kiev, le statu quo l'emporte pour l'instant

Le Parlement de Kiev, le 4 février 2014.
Le Parlement de Kiev, le 4 février 2014. REUTERS/Gleb Garanich
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le Parlement ukrainien s’est réuni ce mardi 4 février à Kiev. Aucune décision sur les élections anticipées ou sur une réforme constitutionnelle n’a été annoncée. Les sessions du matin et de l'après-midi n’ont duré qu’environ un quart d’heure chacune, temps imparti à de vives polémiques entre les représentants du pouvoir et ceux de l’opposition. Les chefs des groupes parlementaires continuent leurs consultations. Les travaux du Parlement doivent reprendre mercredi.

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Le ton de la session parlementaire a été donné par Oleksandr Yefremov, chef du groupe du Parti des régions au pouvoir. Il a accusé l’opposition de refuser toutes les propositions du président, notamment celle de gouverner ensemble.

« Le président a proposé les plus hauts postes ministériels aux leaders de l’opposition. En réponse, on n’entend qu’un silence assourdissant ou des cris sauvages, comme aujourd’hui au Parlement. Pendant ce temps, les radicaux s’emploient à aggraver la situation », déplore-t-il.

Le silence des autorités sur le retour à la Constitution de 2004

L’opposition refuse effectivement des postes ministériels, craignant une manœuvre visant à la diviser. En revanche, elle ne refuse pas de négocier avec le président, particulièrement sur la réforme constitutionnelle. Vitali Klitschko a rencontré Viktor Ianoukovitch dans l’après-midi de mardi, et en a rendu compte aux députés.

« Selon le président, l’adoption d’une nouvelle Constitution peut prendre jusqu’à six mois. Je tiens à souligner encore une fois que l’Ukraine subit une crise politique. Ainsi, nous ne pouvons pas attendre six mois. Il nous faut résoudre les problèmes, et notamment il nous faut revenir à la Constitution de 2004 », argumente-t-il.

Le texte en question donne plus de pouvoirs au Parlement, et moins de pouvoirs au président. Sur le retour à l’ancienne Loi fondamentale, c’est pour l’instant un silence assourdissant du côté de Viktor Ianoukovitch.

 → A (RE)LIRE : L'opposition ukrainienne se prépare à de nouvelles mobilisations

Argent russe

Ce dernier doit par ailleurs rencontrer ce mercredi Catherine Ashton, la chef de la diplomatie européenne, avant de s’envoler vendredi vers Sotchi pour l’ouverture des Jeux olympiques d’hiver, l’occasion de rencontrer le président russe Vladimir Poutine afin de clarifier quelques questions financières.

La Russie avait promis en novembre dernier de prêter à Kiev 15 milliards de dollars pour sauver le pays de la banqueroute, mais la contestation populaire qui secoue l’Ukraine et les hésitations de Viktor Ianoukovitch, qui a déjà offert la tête du Premier ministre Mykola Azarov aux contestataires, ne sont pas du goût du grand frère russe. Les diplomates de Moscou ont prévenu leur partenaire ukrainien : ils veulent comprendre vers quelle direction se dirige le pays avant de verser la seconde tranche de l’aide financière promise.

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