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Turquie

Turquie: la justice libère les prévenus du scandale de corruption

Des billets de banque à l'effigie du Premier ministre Tayyip Erdogan près d'un local du parti AKP, pour protester contre la corruption, le 28 février 2014, à Ankara.
Des billets de banque à l'effigie du Premier ministre Tayyip Erdogan près d'un local du parti AKP, pour protester contre la corruption, le 28 février 2014, à Ankara. REUTERS/Umit Bektas
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La justice turque a relâché, ce vendredi, les dernières cinq personnes incarcérées dans le cadre de la vaste enquête anti-corruption lancée le 17 décembre 2013, parmi lesquelles les plus en vue de la quarantaine de suspects qui avaient été arrêtés il y a deux mois. Les juges ont décidé que les prévenus ne présentaient pas de risque de fuite. Des libérations accueillies avec consternation dans la classe politique. 

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Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

« C’est un véritable putsch contre l’Etat de droit », a commenté l’ancien ministre AKP de la Culture, Ertugrul Günay, dont la réaction illustre la consternation qu’a suscitée la nouvelle de ces libérations dans la classe politique.

L’opposition sociale-démocrate, elle aussi, fulmine sur le thème : « on vous l’avait bien dit, et vous allez voir qu’ils vont maintenant clore tout simplement les dossiers ! », a lancé le chef du CHP, Kemal Kiliçdaroglu.

La décision a de quoi surprendre, quand on évalue l’ampleur des faits reprochés aux suspects, qui se retrouvent libres après 70 jours de détention.

Mais « la justice est souveraine et le juge a tranché en accord avec la loi », a réagi le ministre de la Justice Bekir Bozdag.

Après le fils du ministre de l’Urbanisme et de l’Environnement, le maire du quartier stanbuliote de Fatih et le Directeur général de la banque publique Halkbank, ce sont les trois derniers suspects les plus en vue et apparemment les plus mouillés qui retrouvent la liberté, mais restent sous contrôle judiciaire: l’homme d’affaires iranien chargé du trafic d’or avec Téhéran et les fils des ministres de l’Economie et de l’Intérieur ; ils demeurent interdits de sortie du territoire turc.

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