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Ukraine

Ukraine: offensive diplomatique des Etats-Unis et de l'Union européenne

A Simferopol, une affiche appelant à voter «oui» au référendum  du dimanche 16 mars, avec pour slogan : «Tous ensemble avec la Russie».
A Simferopol, une affiche appelant à voter «oui» au référendum du dimanche 16 mars, avec pour slogan : «Tous ensemble avec la Russie». REUTERS/Vasily Fedosenko
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Tandis que la perspective de la signature, la semaine prochaine, d’un accord entre l’Ukraine et l’Union européenne semble se confirmer, le Premier ministre ukrainien a été reçu à la Maison-Blanche par Barack Obama, ce mercredi. Au-delà du symbole, les Etats-Unis et l’Ukraine demandent à Vladimir Poutine de reconsidérer sa stratégie et de négocier.

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Avec notre correspondante à New York, Anne-Marie Capomaccio et notre correspondant à Varsovie, Damien Simonart

Arseni Iatseniouk, le Premier ministre ukrainien, a choisi de s’exprimer en anglais après son entretien avec Barack Obama, ce mercredi. Une déclaration pour demander fermement à la Russie de se retirer de Crimée et d’en terminer avec son « inacceptable agression militaire ». « Quel genre de dialogue est possible avec un pistolet sur la tempe ? Nous pensons que dans un avenir proche, le nouveau gouvernement ukrainien va pouvoir mettre en œuvre de réels changements. Mais pour pouvoir réaliser ces changements, nous devons stopper l’armée russe (...) L’Ukraine ne se rendra jamais », a prévenu le Premier ministre ukrainien. Le président des Etats-Unis, sur le même ton, a une nouvelle fois mis en garde Vladimir Poutine.

Barack Obama l’a prévenu qu’il expose son pays à de sévères sanctions internationales si l’escalade se poursuit. « Le référendum illégitime de dimanche ne sera pas reconnu par la communauté internationale », a ajouté Barack Obama, qui a exprimé son « admiration » pour le Premier ministre ukrainien et son équipe, qui ont eu « le courage de reprendre les rênes du pays après le départ de Viktor Ianoukovitch ».

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« La voie diplomatique peut encore être empruntée par la Russie », d’après le président des Etats-Unis qui, comme il le fait dans chacune de ses interventions sur l’Ukraine, a laissé la porte ouverte à la négociation. Le prochain contact direct entre Washington et Moscou est prévu pour ce vendredi 14 mars à Londres, avec la rencontre entre John Kerry, secrétaire d’Etat américain, et Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères.

Le président américain, Barack Obama, et le Pemier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, à la Maison-Blanche, ce mercredi 12 mars.
Le président américain, Barack Obama, et le Pemier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, à la Maison-Blanche, ce mercredi 12 mars. REUTERS/Larry Downing

L'accord entre l'UE et l'Ukraine signé la semaine prochaine

En marge de cette visite, alors qu’il s’exprimait devant un centre de réflexion, le Premier ministre ukrainien a par ailleurs assuré être « convaincu que, la semaine prochaine, l'Ukraine va signer le volet politique de l'accord d'association et franchira ainsi une étape importante et solide dans le plan d'intégration de l'Ukraine à l'Union européenne ». Cet accord entre l’Ukraine et l’Union européenne est en négociation depuis cinq ans. Il prévoit notamment la mise en œuvre d’aides européennes à destination de l’Ukraine, en échange de mesures de restructurations économiques. C’est le refus de signer cet accord par l’ancien président ukrainien Viktor Ianoukovitch qui a déclenché les premières manifestations à Kiev, en novembre dernier.

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Des déclarations qui font écho à celles de la chancelière allemande, ce mercredi, lors d’une visite officielle en Pologne, où elle a rencontré le Premier ministre, Donald Tusk. Au cours d’un rendez-vous de trois quarts en tête à tête, la chancelière allemande et le Premier ministre polonais ont surtout évoqué la situation en Ukraine. Devant les journalistes, les deux chefs de gouvernement ont affiché leur unité, ainsi que celle de l'Union européenne. « Nous nous sommes prononcés pour la signature aussi rapidement que possible du volet politique de l'accord d'association, probablement au cours du prochain sommet de l'Union européenne », a déclaré Angela Merkel.

Constitution d'un groupe Allemagne-Pologne

Donald Tusk a également confirmé qu'une deuxième phase de sanctions à l'égard de la Russie était en préparation à Bruxelles. Des interdictions de visas et des gels d'avoirs en Europe de dirigeants russes et ukrainiens vont entrer en vigueur, si la Russie ne retire pas ses troupes de Crimée. « L'unité de l'Europe est la clé pour que la pression - qui peut paraître peu efficace aujourd'hui - fasse son effet dans les mois à venir et s'il le faut dans les années à venir », a insisté le Premier ministre polonais.

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La Pologne et l'Allemagne ont par ailleurs annoncé la création d’un groupe commun, auquel la France pourrait faire partie, pour aider l'Ukraine à gérer l'aide financière internationale et à restructurer son système financier et bancaire.

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