Serbie

Législatives en Serbie: large victoire des conservateurs au pouvoir

Aleksandar Vucic fête sa victoire aux élections législatives, le 16 mars 2014 dans le QG de son parti à Belgrade.
Aleksandar Vucic fête sa victoire aux élections législatives, le 16 mars 2014 dans le QG de son parti à Belgrade. REUTERS/Marko Djurica

Les conservateurs pro-européens du Parti serbe du progrès (SNS), au pouvoir en Serbie, ont obtenu 50% de voix aux élections législatives anticipées ce dimanche 16 mars. Une large victoire qui leur permet de former seuls le nouveau gouvernement. « Il me semble qu'il est désormais clair que la liste de notre parti aura une majorité indiscutable », a déclaré à la presse le chef du SNS et vice-Premier ministre sortant, Aleksandar Vucic. Selon des estimations du CESID, un organisme indépendant qui surveille le scrutin, le SNS obtiendrait 160 des 250 sièges du Parlement.

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Avec notre correspondant à Belgrade, Jean-Arnault Dérens

La victoire attendue d’Aleksandar Vucic s’est transformée en un véritable raz-de-marée : son Parti progressiste serbe « flirte » avec la barre des 50% des voix et disposera, en sièges, d’une large majorité absolue au sein du futur Parlement.

L’opposition est laminée : le Parti socialiste du Premier ministre sortant Ivica Dacic obtient 15%, tandis que les deux branches rivales du Parti démocratique, dont celle dirigée par l’ancien président Boris Tadic, franchissent de justesse le seuil de 5% des voix.

Aucun autre parti ne sera représenté au Parlement, à l’exception de ceux qui représentent les minorités nationales. Il faut remonter à 1990 pour retrouver une telle situation hégémonique en Serbie : à l’époque, c’était bien sûr le parti de Slobodan Milosevic qui dominait sans partage la scène politique serbe.

Aleksandar Vucic, issu de l’extrême-droite nationaliste, s’est officiellement rallié à un discours « conservateur et pro-européen ». Il a promis de poursuivre la lutte contre la corruption et de faire avancer la Serbie dans la voie de l’intégration européenne. Disposant désormais des pleins pouvoirs, il sera aussi le seul comptable d’une situation économique qui ne cesse de se dégrader.

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