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RUSSIE-CRIMEE

Crimée: Poutine nostalgique de la puissance soviétique

Vladimir Poutine le président russe (2ème D) serrant la main du Premier ministre de Crimée lors de la signature de l'accord d'intégration de la Crimée le 18 mars 2014.
Vladimir Poutine le président russe (2ème D) serrant la main du Premier ministre de Crimée lors de la signature de l'accord d'intégration de la Crimée le 18 mars 2014. REUTERS/Sergei Ilnitsky
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Sous les applaudissements des parlementaires des deux chambres réunies, et en présence de nombreuses personnalités russes, Vladimir Poutine a signé mardi 18 mars le traité d'intégration de la Crimée à la Russie. Dans son discours de près d'une heure, il a fait vibrer la fibre patriotique et a laissé poindre la nostalgie de l'Union soviétique.

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Avec notre correspondante à Moscou, Muriel Pomponne

Ce n'est pas tant l'Union soviétique en tant que régime dont Vladimir Poutine est nostalgique, mais plutôt en tant que symbole de puissance. « A l'époque soviétique, il était tout simplement impossible d’imaginer que l’Ukraine et la Russie puissent être des Etats différents, dit-il. Mais cela est arrivé. Et quand la Crimée s’est soudainement retrouvée dans un autre Etat, la Russie a senti qu’on l'a non seulement volé, mais carrément pillé. Et qu’est-ce qu’a fait la Russie ? Elle a baissé la tête. » Le discours du chef du Kremlin de ce mardi voulait donc sous-entendre : « Plus jamais ça ! »

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Même volonté de montrer aux Occidentaux une Russie qui redresse la tête. « Les Etats-Unis s'affranchissent des accords internationaux », a-t-il dit, citant le Kosovo, l'Irak et l'Afghanistan. « Mais avec l'Ukraine, ils sont allés trop loin. On a failli voir des navires de l'Otan à Sébastopol, à la frontière russe. » Poutine veut donc incarner une Russie que l'on craint, ce qui propulse sa popularité intérieure à des sommets. Mais ce qui isole également le pays, ce qui anéantit son prestige et ses efforts de respectabilité, et peut affaiblir durablement son économie. On peut donc parler d'un effet boomerang à moyen terme.

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La Crimée doit appartenir à la Russie. La Crimée est à nous!

Célébrations à Moscou

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