Royaume Uni / Ecosse

Ecosse: l'offensive de charme des indépendantistes du SNP

Le Premier ministre écossais Alex Salmond devant un millier de partisans réunis pour le dernier congrès de son parti, le Parti national écossais (SNP) avant le référendum du 18 septembre. Aberdeen, le 12 avril 2014.
Le Premier ministre écossais Alex Salmond devant un millier de partisans réunis pour le dernier congrès de son parti, le Parti national écossais (SNP) avant le référendum du 18 septembre. Aberdeen, le 12 avril 2014. REUTERS/Russell Cheyne

« Un vote pour l’indépendance n’est pas un vote pour le Parti national écossais, mais un vote pour l’avenir de l’Ecosse », a déclaré, samedi 12 avril à Aberdeen, le Premier ministre écossais Alex Salmond devant les participants du congrès du SNP, le Parti national écossais. Un discours destiné surtout à séduire l’électorat travailliste, à six mois du référendum d’autodétermination en Ecosse.

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Les Ecossais le connaissent bien. A 59 ans, Alex Salmond a une longue carrière politique derrière lui. Il incarne l’aile gauche de son parti. Forte personnalité, il s’est opposé à la guerre en Irak et c’est lui qui a imposé ce référendum d’autodétermination au Premier ministre britannique David Cameron. Le 18 septembre, les électeurs écossais répondront donc « oui » ou « non » à cette question : « l’Ecosse doit-elle devenir un Etat indépendant ? » Le « oui » est toujours minoritaire, mais les sondages montrent qu’il progresse.

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Alex Salmond fait donc campagne en expliquant qu’un gouvernement écossais indépendant pourrait très bien être dirigé par les travaillistes ou par une coalition. Il ajoute qu’un « oui » signifierait que les Ecossais ne seraient plus dirigés par un gouvernement conservateur pour lequel ils n‘ont pas voté. Il parle bien sûr du gouvernement britannique, qui a démantelé le système social et reste déterminé à privatiser les services publics. Le discours du Premier ministre écossais pourrait bien séduire les travaillistes locaux, qui font pourtant campagne pour le « non » aux côtés des conservateurs et des libéraux démocrates.

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