Accéder au contenu principal
UNION EUROPEENNE

Elections européennes: François Hollande face à l’euroscepticisme

Drapeaux devant le Parlement européen, à Strasbourg, le 15 avril 2014.
Drapeaux devant le Parlement européen, à Strasbourg, le 15 avril 2014. REUTERS/Vincent Kessler
Texte par : RFI Suivre
4 mn

A près de deux semaines des élections européennes, François Hollande descend dans l'arène pour combattre l'euroscepticisme ambiant qui « menace »  l'Union européenne et risque en France de faire du Front national la première force politique le 25 mai. « Sortir de l'Europe, c'est sortir de l'Histoire », lance le chef de l'Etat dans une tribune publiée par Le Monde daté de vendredi et intitulée « L'Europe que je veux ».

Publicité

Le score du Front national qui espère bien devenir 1er parti de France le 25 mai au soir inquiète beaucoup les socialistes. C’est même la grande peur rue de Solférino : un score aux européennes entre 10 et 15 %, soit potentiellement deux fois moins que le FN.

Toute la presse européenne va titrer sur « le choc français, le FN premier parti de France ». C 'est ce que prédit un cadre du parti à 3 semaines du scrutin. Tout le monde chez les socialistes s'inquiète et personne n'est d'accord sur la meilleure méthode à adopter pour contrer l'ascension frontiste.

Pour certains, il faut continuer à utiliser l'argument moral. Un membre de la direction plaide : « Ce n'est pas parce qu'on est un Français qui souffre, qu'on a le droit de voter à l'extrême droite. »

→ A (RE) RELIRE : Les enjeux des élections au Parlement européen

Un autre élu fustige : « C'est une stratégie dépassée. Plus aucun électeur ne culpabilise ». Il faut répondre point par point aux propositions de Marine Le Pen et expliquer pourquoi la sortie de l'Euro est un non sens. D'autres élus encore veulent avant tout proposer une vision positive de l'Europe.

Dans sa tribune, François Hollande n'a pas choisi. Le chef de l'Etat français a fait feu de tout bois et a utilisé les 3 types d'argument. A l'Elysée, on l’a en tête : un FN victorieux c'est aussi l'assurance de voir amplifier la remise en cause du rôle du président.

_______________________________________________________________

Un scrutin qui intéresse peu les Européens

Selon un dernier sondage 62% des Européens se désintéressent du scrutin. Ce qui représente quand même six Européens sur dix. Pourtant, les élections européennes auront lieu entre le 22 et le 25 mai prochain dans les 28 Etats membres. Seuls 35% des personnes interrogées affirment qu'elles sont certaines de se rendre aux urnes. Lors du précédent scrutin, en 2009, la participation moyenne avait atteint 43%.

Cette fois-ci, 20% seulement des Polonais auraient l'intention de voter et 27% des Britanniques. Les Français se retrouvent sur le podium du civisme européen avec 44% d'intention de vote. Mais ce sont les Espagnols qui détiennent le record. Deux tiers d'entre eux affirment vouloir voter pour désigner leurs eurodéputés et plus d'un sur deux se dit favorable à l'Union européenne.

Voter « ne sert à rien »

Un quart de ceux qui vont bouder le scrutin disent « qu'aucun parti ou candidat ne leur inspire confiance et 20% en ont marre de la politique et des élections ». Les autres sont convaincus que voter « ne sert à rien ». En Espagne, un des pays européens les plus durement frappés par la crise, 43% des sondés estiment cependant que l'entrée de leur pays dans l'Union européenne a été « plutôt bénéfique ».

Ces élections européennes doivent désigner les 751 eurodéputés du Parlement européen pour les cinq prochaines années et indirectement le prochain président de la Commission européenne.

→ A (RE) LIRE : Elections européennes: débat entre têtes de listes à Maastricht

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.