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France/Arménie

François Hollande célèbre l’amitié franco-arménienne

François Hollande et son homologue arménien en compagnie de Charles Aznavour (au centre), le 12 mai à Erevan.
François Hollande et son homologue arménien en compagnie de Charles Aznavour (au centre), le 12 mai à Erevan. REUTERS/PAN Photo/Hrant Khachatryan

Après l’Azerbaïdjan, François Hollande poursuit sa tournée dans le Caucase, sur fond de crise ukrainienne. Le président français est arrivé lundi après-midi en Arménie, une visite de 24 heures pour célébrer notamment l’amitié franco-arménienne.

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Avec notre envoyé spécial à Erevan, Florent Guignard

La liste est longue des liens indéfectibles entre la France et l’Arménie. Le groupe de résistants Manouchian pendant l’occupation allemande, l’importante communauté d’origine arménienne en France – un demi-million de personnes (et ce sont des

Le 24 avril prochain (...), je serai à Erevan à vos côtés...

François Hollande

électeurs), sans parler de Charles Aznavour, qui fait presque partie du folklore. Et hier, François Hollande a eu droit à son concert, comme tous les présidents français qui viennent en Arménie. Et bien sûr, y a la loi de 2001, qui reconnait le génocide arménien. Le président français a rappelé sa promesse de revenir, ici à Erevan, pour le 100ème anniversaire du génocide.

L'Arménie ancrée dans l'espace d'influence russe

Et pourtant, en dépit de ses liens avec la France, l’Arménie reste solidement ancrée dans l’espace d’influence de la Russie. Deux mois avant l’Ukraine, l’Arménie faisait volte-face, et renonçait à l’accord d’association proposé par l’Europe, un peu sous la contrainte de Moscou, l’ex-grand frère soviétique. Alors, dès son arrivée à Erevan, François Hollande a plaidé la cause européenne auprès de son homologue arménien. Mais la France, elle, ne demande pas à l’Arménie de tourner le dos à Moscou. Dans l’esprit de François Hollande, ce fut d’ailleurs une erreur d’obliger l’ex-président ukrainien Ianoukouvich à choisir entre l’Europe et la Russie – une erreur lourde de conséquences…

Alors en Géorgie, en revanche, la dernière étape de la tournée caucasienne de François Hollande, ce sera cet après-midi. Le choix de l’Occident est fait, et assumé, depuis longtemps. Et c’est donc un message de soutien que viendra apporter François Hollande à Tbilissi, en rappelant un principe, celui de l’intégrité territoriale des Etats. Mais sans jeter d’huile sur le feu, on n’est pas dans une tournée de « combat », explique l’Elysée, alors que la Géorgie, aux premières loges, ne cache pas ses inquiétudes face à la crise ukrainienne, elle qui a subi de la part de Moscou en 2008 l’annexion de deux de ses provinces. On s’en souvient, Nicolas Sarkozy, à l’époque, s’était démené. Il fait d’ailleurs presque figure de héros à Tbilissi et son ombre ne manquera pas de peser sur la courte visite de François Hollande.

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