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Ukraine: l'Allemagne estime qu'il y a des «signes d'encouragements»

Les ministres allemand et français des Affaires étrangères, F-W. Steinmeier (g.) et L. Fabius (c.), et le président François Hollande (d.), le 14 mai 2014.
Les ministres allemand et français des Affaires étrangères, F-W. Steinmeier (g.) et L. Fabius (c.), et le président François Hollande (d.), le 14 mai 2014. REUTERS/Alain Jocard/Pool
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Deux jours après un « oui » massif aux référendums d'autodétermination dans l'est de l’Ukraine, le dialogue reste toujours improbable entre séparatistes pro-russes et le gouvernement de Kiev. Mais pour le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier, qui rentre d’Ukraine s’est rendu en France, il y a des raisons d'espérer.

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A priori, les élites régionales ont convenu de se rendre à la réunion de Kiev, mais les combats qui se poursuivent peuvent encore changer la donne. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, qui s'est rendu mardi à Kiev, puis à Odessa, « admet que les efforts diplomatiques en cours restent une entreprise difficile » mais il estime que cette table ronde à Kiev pourra être un succès. « Monsieur Ischinger, qui sera le médiateur de la table ronde, est un diplomate chevronné et expérimenté dans la gestion des crises (…) Il sera appuyé par deux anciens présidents ukrainiens Léonid Kravtchuk et Leonid Kutschma. Tous les deux sont originaires de régions différentes de l’Ukraine et pourront faire valoir leurs réseaux personnels ».

Ce mercredi, Frank-Walter Steinmeier est venu rendre compte à Paris de sa mission à son homologue français Laurent Fabius. En substance, et alors qu’il s’exprimait dans la cour de l’Elysée en sortant du Conseil des ministres français auquel il a été convié, il a estimé qu’il fallait favoriser le dialogue national qui vient d'être amorcé en Ukraine et faire tous les efforts pour que l'élection présidentielle du 25 mai soit une réussite à Kiev. « Nous avons eu un sentiment mitigé. Il est difficile d’installer un dialogue national en Ukraine, mais ce dialogue est nécessaire pour réconcilier les parties et mettre un terme aux violences », a-t-il affirmé. Le ministre allemand estime cependant avoir reçu des « signes d’encouragements », en provenance notamment d’Odessa. « Les derniers jours dans cette ville ont été marqués par la violence. La vie aujourd’hui est revenue à la normale, et je ne doute pas qu’on pourra y organiser une élection présidentielle. »

Optimisme tempéré

Un optimisme néanmoins tempéré par les dernières déclarations du chef de la diplomatie russe Sergeï Lavrov, qui depuis Moscou, a déclaré que l’Ukraine était « aussi près de la guerre civile qu’on puisse l’être ». Frank-Walter Steinmeier, ainsi que son homologue français Laurent Fabius, ont néanmoins insisté sur tous les efforts communs qu'ils ont faits depuis quelques mois pour tenter de résoudre la crise ukrainienne.

Et cela fait partie aussi de ce sentiment d'amitié et de collaboration très fort, que l'on a pu ressentir de manière presque palpable à l'Elysée : la participation d'un ministre allemand des Affaires étrangères à un Conseil de ministres français étant une première, un évènement dont la portée symbolique a été soulignée par les deux parties. Rendez-vous a d’ores et déjà été pris ce jeudi à Londres, en présence des chefs de la diplomatie britannique et américaine. Il y sera question de l'Ukraine, qui reste depuis quelques mois un sujet majeur pour les pays occidentaux, mais aussi de la Syrie.

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