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Serbie / Bosnie

Inondations dans les Balkans: le danger des mines anti-personnelles

En Bosnie et en Serbie, les inondations ont déjà fait des milliers de sinistrés. Ici, à Topcic Polje, en Bosnie-Herzégovine.
En Bosnie et en Serbie, les inondations ont déjà fait des milliers de sinistrés. Ici, à Topcic Polje, en Bosnie-Herzégovine. Topcic Polje
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Bosnie et en Serbie, les eaux continuent de monter. Plus de 1,5 million de personnes sont désormais touchées par les pires intempéries depuis un siècle. Au manque d’eau potable et au risque d’épidémie s’ajoute maintenant celui des mines anti-personnelles datant de la guerre de Bosnie qui refont surface, charriées par les eaux.

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Le déluge qui s'est abattu la semaine dernière en Bosnie et en Serbie a rendu le terrain particulièrement instable dans certaines zones montagneuses. Près de 3 000 glissements de terrain ont été recensés. Les coulées de boues ont tout emporté. Y compris les engins explosifs enfouis dans le sol.

Pour Gilles Delecourt, directeur de l’action contre les mines chez Handicap international, les populations sont en danger : « Sur les zones minées, le risque est vraiment que les mines soient emportées de la même façon que les pierres et charriées vers un endroit qui devient par conséquent inconnu pour les populations vivant dans les régions inondées. Au moment du déblaiement, va se poser la question si dans ces tas de boue, on va retrouver des mines ou pas. »

Un autre problème se pose : celui de la signalétique. Les panneaux qui indiquent l'emplacement des mines ont été emportés par les eaux. Impossible de reconnaître les zones à risque. Dans le pays, près de 100 000 personnes ont été déplacées. N'importe qui peut donc désormais se retrouver près d'un champ de mines, sans le savoir. Il y aurait plus de 120 000 engins explosifs encore disséminés dans le pays.

Selon les autorités des deux pays, les inondations ont déjà fait jusqu'à 47 morts et des dizaines de milliers de sinistrés. Les autorités craignent une « catastrophe épidémiologique » si ces zones ne sont pas rapidement nettoyées et désinfectées. Plus d'un million de personnes n'ont plus accès à l'eau potable.

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