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Ukraine

Ukraine: l'offensive se poursuit à Sloviansk

Vue sur la frontière russo-ukrainienne depuis Lougansk, dans l'est de l'Ukraine, le 3 juin 2014.
Vue sur la frontière russo-ukrainienne depuis Lougansk, dans l'est de l'Ukraine, le 3 juin 2014. REUTERS/Gleb Garanich
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les forces armées ukrainiennes ont poursuivi ce mardi leur offensive contre les séparatistes autour du bastion pro-russe de Sloviansk. Deux soldats auraient été tués et quarante-deux autres blessés, selon le porte-parole des opérations. La situation reste également très tendue à Lougansk, où les séparatistes menacent désormais les garde-frontières ukrainiens retranchés dans leur base.

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Depuis ce lundi, les combats s'intensifient dans les bastions pro-russes de l’est de l'Ukraine. À Sloviansk, Kramatorsk ou encore Krasni Liman, les militaires ukrainiens sont entrés dans « une phase offensive active de l’opération antiterroriste », selon le ministre de l’intérieur, Arsen Avakov. Sloviansk, bastion des insurgés, est désormais encerclé par l'armée, ce qui donne lieu à des combats et des échanges de tirs sporadiques. Les séparatistes ont affirmé à l’agence Interfax-Ukraine avoir abattu deux hélicoptères, ce que Kiev a aussitôt démenti.

À Severodonestk, plusieurs séparatistes auraient été tués dans un camp clandestin, selon le président ukrainien par intérim, Olexander Tourtchinov. À Semenivka, après une attaque au lance-roquettes des pro-Russes contre des chars de l'armée ukrainienne, d'intenses échanges de tirs se seraient produits. Les soldats ukrainiens seraient ensuite parvenus à détruire plusieurs barrages des insurgés.

Enfin, à Lougansk – où ce lundi, des centaines de rebelles avaient donné l'assaut contre un camp de garde-frontières –, la situation semblait s'être calmée, selon un communiqué. Mais dans la journée de ce mardi, les séparatistes ont adressé un ultimatum aux garde-frontières retranchés, menaçant de les « effacer de la surface de la terre ». Mardi soir, alors que l'ultimatum venait d'expirer, la situation semblait toujours calme dans cette cité de l'est de l'Ukraine.


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Difficile de connaitre la réalité des chiffres avancées par le service russe des migrations. En février dernier, alors que Moscou évoquait déjà un afflux de réfugiés, le HCR était plus circonspect.

Cette fois, il est certain que de plus en plus de civils fuient les zones de combats dans l'est de l'Ukraine. Mais il n'est pas sûr pour autant que la demande russe d'établir des couloirs humanitaires pour permettre l'évacuation des civils soient justifiée, car si quitter Donetsk est devenu plus difficile depuis la fermeture de l'aéroport, les trains fonctionnent toujours. Nombreux sont les civils qui partent vers le centre de l'Ukraine. Comme la frontière n'est pas fermée, certains préfèrent la Crimée ou la région frontalière du sud-est de la Russie.

D'après les autorités russes, c'est là que qu'il y aurait le plus de réfugiés demandant l'asile. Il n'y a pas de structures d'accueil. La commissaire russe aux droits de l'homme s'en est ému, et le président Poutine a ordonné à son administration de se pencher sur cette question. Pour l'instant, c'est la solidarité familiale qui fonctionnent dans cette région où les mêmes populations vivent de part et d'autres de la frontière.

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