ITALIE

Arrivée massive de migrants: la Sicile implore l'Italie et l'Europe

L'équipage de «l'Etna» a dû gérer près de 800 migrants à bord.
L'équipage de «l'Etna» a dû gérer près de 800 migrants à bord. REUTERS/Antonio Parrinello

L'Etna, un navire de l'opération Mare Nostrum, avec plus de 777 migrants, secourus en mer ces derniers jours, est arrivé dimanche à Palerme. 553 hommes, 68 enfants, 46 femmes originaires notamment du Ghana, de Guinée, et du Mali étaient à son bord. Depuis le retour d'une météo clémente, les débarquements en Sicile de migrants ont repris.

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Avec notre correspondante à Rome, Anne Le Nir

Pour le commandant du navire Etna, qui est arrivé à Palerme avec à son bord 777 migrants maliens, ghanéens, guinéens et ougandais, la mission Mare Nostrum demeure indispensable. Pour Martino Baldari, « cette traversée a été difficile pour l’équipage qui a dû gérer près de 800 migrants. Selon les témoignages des rescapés du naufrage, des dizaines de personnes se sont noyées. Mais grâce à la présence de Mare Nostrum, on a au moins pu sauver ces 39 personnes. On ne peut pas rester insensible face à ces situations ».

En tête des priorités du gouvernement Renzi ?

Pour sa part, le président de l’Association des communes siciliennes et maire de Palerme, Leo Luca Orlando, demande que la question des migrants qui tentent d’échapper aux conflits, persécutions et situations de famine, soit inscrite en tête des priorités de l’agenda du gouvernement Renzi en prévision du prochain semestre de présidence de l’Union européenne : « Si la présidence italienne de l’Union européenne ne sert pas à sauver des milliers de vie et à démontrer que l’Europe, ce n’est pas seulement l’Europe des spéculateurs, des banquiers et des égoïsmes, je pense que ce sera un échec ». Parmi les 550 migrants qui resteront à Palerme, la plupart seront accueillis dans des structures mises à disposition par des paroisses siciliennes.

Plus de solidarités humaines

Si le ministre de l'Intérieur italien, Angelino Alfano a de nouveau menacé de stopper la mission Mare Nostrum en raison de son coût de 9 millions d'euros par mois, d'autres voix s'élèvent pour demander plus de solidarité humaine de la part des partenaires européens afin de pouvoir sauver le plus grand nombre de vies. Les débarquements en Sicile, région d'Italie qui porte sur ses épaules 97% des arrivées de migrants, via la Méditerranée, se font de plus en plus nombreux.

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