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POLOGNE

Pologne: le pouvoir ébranlé par des écoutes secrètes

Pour le Premier ministre polonais Donald Tusk, ces écoutes ne sont ni plus ni moins qu'une tentative de coup d'Etat.
Pour le Premier ministre polonais Donald Tusk, ces écoutes ne sont ni plus ni moins qu'une tentative de coup d'Etat. REUTERS/Adam Stepien/Agencja Gazeta
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Ce week-end, un hebdomadaire polonais a publié sur son site internet des enregistrements secrets d'une conversation entre le ministre de l'Intérieur et le gouverneur de la Banque centrale polonaise. Outre le trafic d'influence dont ils sont accusés, l'origine de ces enregistrements illégaux soulève de nombreuses questions en Pologne.

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Avec notre correspondant à Varsovie, Damien Simonart.

L'enregistrement date de l'été 2013 mais il n'a été révélé que ce week-end. On y entend le ministre de l'intérieur convaincre le gouverneur de la Banque centrale de soutenir la politique budgétaire du gouvernement en échange de la démission du ministre des Finances. Depuis, ce dernier a bien démissionné. Hier, lors d'une conférence de presse exceptionnelle, le Premier ministre Donald Tusk a réfuté tout trafic d'influence : « Ils ne passaient pas un accord criminel comme certains l'affirment mais ils parlaient des actions communes que pourraient mener la banque nationale et le gouvernement dans le cas d'une éventuelle crise financière. »

Alors que l'opposition réclame sa tête, Donald Tusk affirme que la Pologne est victime d'une tentative de coup d'Etat. Il estime aussi que les plus hautes personnalités du pays ont pu être mises sur écoute durant plusieurs années. Une menace pour la sécurité du pays.

Moscou pointé du doigt

« Imaginez à quel point il est facile de faire du chantage aux fonctionnaires d'Etat avec de tels enregistrements, pris à leur insu dans le cadre de leur vie privée ou professionnelle », a poursuivi le Premier ministre polonais.

Personne ne sait encore qui est l'auteur des enregistrements mais les théories vont bon train. Sous couvert d'anonymat, un ministre important du gouvernement soupçonne toutefois les services secrets russes d'être à l'origine du scandale. Pour que la Pologne cesse de s'occuper de l'Ukraine et pour empêcher une union énergétique européenne.

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