UKRAINE / PAYS-BAS

Les corps de victimes du MH17 sont arrivés aux Pays-Bas

Le cercueil de l'une des victimes du crash du vol MH17 de la Malaysia Airlines est placé dans un avion à destination des Pays-Bas, le 23 juillet, à l'aéroport de Kharkiv (Ukraine).
Le cercueil de l'une des victimes du crash du vol MH17 de la Malaysia Airlines est placé dans un avion à destination des Pays-Bas, le 23 juillet, à l'aéroport de Kharkiv (Ukraine). REUTERS/Gleb Garanich
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Six jours après le drame, une partie des corps des victimes du crash du MH17 sont arrivés ce mercredi 23 juillet aux Pays-Bas, où les opérations d’identification des victimes vont enfin pouvoir débuter. Les premières dépouilles ont été accueillies par un millier de proches et le couple royal à l’aéroport d’Eindhoven. Avant leur départ, les corps ont été pris en charge en Ukraine par des équipes d’experts internationaux.

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Avec nos envoyés spéciaux à Kharkiv, Anastasia Becchio et Boris Vichith

De hauts murs, des grilles gardées par les militaires, qui finissent par y accrocher des bâches pour éviter les regards indiscrets : les dépouilles, arrivées dans des wagons réfrigérés depuis Donetsk, sont sous bonne garde. Depuis que le train contenant des restes des victimes du crash du MH17 est arrivé mardi à Kharkiv, des dizaines d’experts et de médecins légistes s’activent dans l’enceinte de l’usine d’armement Malychev, en périphérie de la ville.

Procédures médico-légales

Les experts se sont mis rapidement au travail autour des cinq wagons réfrigérés. Muhamad Akmal, membre de la délégation des médecins légistes malaisiens, explique : « Nous avons des équipes venues des Pays-Bas, d’Allemagne, d’Australie, et des locaux. Nous mettons en place des procédures médico-légales pour pouvoir envoyer les corps à Amsterdam. » Les opérations sont délicates : il faut d'abord vérifier que les sacs mortuaires ne contiennent ni explosifs, ni substances radioactives.

Méthodiquement, les experts vident les wagons réfrigérés pour tenter de reconstituer des corps, et les déposer dans des cercueils pour qu’ils puissent être transportés. La tâche n’est pas facile, explique un diplomate : « D'après nos informations, sur le lieu du crash, les corps n'ont pas été conservés dans un lieu sécurisé et ils n'ont pas été traités correctement. »

Des corps toujours sur les lieux du crash

Derrière les hauts murs de l’usine de tanks, la comptabilité macabre se poursuit. Le policier néerlandais Jan Tuinder, chef de la mission d’experts, n’exclut pas qu’il reste encore des corps sur le lieu du crash. Les experts affirment avoir dénombré 200 corps, alors qu’il y avait 298 personnes dans l’avion. « Nous ne quitterons pas le pays tant qu’il restera ici des restes de corps humains, assure Jan Tuinder. Pour cela, nous devrons sans doute marchander avec les gens qui contrôlent la zone. C’est un processus différent, c’est très politique. Ici, à Kharkiv, on se concentre sur les corps qui sont dans le train. »

Une tâche que les experts néerlandais espèrent pouvoir terminer avant vendredi. Quant à la question de savoir précisément qui sont les victimes, elle ne trouvera sa réponse qu’après des opérations d’identification qui seront menées aux Pays-Bas.

Les premiers cercueils de victimes du crash du MH17 ont quitté l’Ukraine mercredi matin à bord d’un avion militaire. Une cérémonie, à laquelle assistaient les autorités locales, les délégations d’experts étrangers conduites par les Néerlandais, les représentants de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), de l’ONU, ainsi que des diplomates de plusieurs pays, s'est tenue à l’aéroport international de Kharkiv.

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