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Espagne

Espagne: le charismatique Pedro Sanchez fixe le cap du PSOE

Le nouveau secrétaire général du Parti socialiste ouvrier espagnol Pedro Sanchez, lors de son premier discours à la tête du parti au second et dernier jour du congrès extraordinaire du PSOE, à Madrid, le 27 juillet 2014.
Le nouveau secrétaire général du Parti socialiste ouvrier espagnol Pedro Sanchez, lors de son premier discours à la tête du parti au second et dernier jour du congrès extraordinaire du PSOE, à Madrid, le 27 juillet 2014. AFP PHOTO/ PIERRE-PHILIPPE MARCOU
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Pedro Sanchez officiellement, le nouveau secrétaire général du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a exposé dimanche 27 juillet les priorités de sa direction lors de la deuxième journée du congrès extraordinaire des socialistes espagnols, qui s’est tenu à Madrid. Le jeune novice a fait preuve de conviction et d’un charisme qui a séduit les militants.

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Avec notre correspondante à Madrid, Diane Cambon

Pedro Sanchez, le nouveau leader des socialistes espagnols ne s’est pas contenté d’un discours généraliste pour sa première intervention en tant que dirigeant officiel du parti. Brun ténébreux au large sourire, cet économiste de formation a bien l’intention de redresser sa formation politique en perte de vitesse depuis 2011.

Pour cela, il s’attaque aux mesures les plus impopulaires de l’actuel gouvernement. Il promet de déroger la réforme du travail mise en place par les conservateurs. Mais aussi de taxer davantage le capital des banques et des entreprises, et surtout il prône plus de transparence au sein des partis politiques. Pedro Sanchez se veut intraitable avec les politiciens corrompus. Il promet de rendre publics prochainement sur internet les comptes du parti socialiste.

Autre cheval de bataille, le modèle territorial. Face au défi des Catalans qui prévoient de convoquer cet automne un référendum sur l’indépendance, le jeune socialiste offre une alternative moins radicale que celle de la droite, fermée à toutes négociations. Sanchez opte pour le modèle fédéral qui, selon lui, permet de « garantir l’union des peuples ». Enfin, il a lancé un clin d’oeil aux défenseurs de la laïcité, en assurant que s’il parvient au pouvoir, il promet d’en finir avec les accords entre le gouvernement et le Saint-Siège.
 

« Une alternative socialiste de la politique économique est une politique à la hauteur des aspirations des citoyens, c’est une politique qui défendra les citoyens et les droits des consommateurs face aux méga-entreprises. L’autre priorité est la lutte contre la fraude fiscale. Chers camarades hier le gouvernement espagnol a présenté une reforme fiscale qui provoquera la chute des prélèvements et par conséquent des coupures dans le secteur de la santé et dans l’éducation nationale. C’est une réforme qui protège une minorité de privilégiés et qui punit la classe moyenne et les travailleurs de notre pays . En Espagne il ya des citoyens qui touchent à peine 4 euros par heure et travaillent plus de 40 heures par semaine. Quant on reviendra au pouvoir l’une de nos priorités est d’élaborer une reforme du travail », a notamment souligné dans son discours dimanche 27 juillet Pedro Sanchez lors du congrès extraordinaire du PSOE à Madrid. 

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